Angola Tafaray déchaîne le public

La voix féminine égaye presque toujours les Kalon’ny fahiny (Photo Claude Rakotobe)
Et dire que le Kalon’ny fahiny peut être regardé dans une ambiance à l’extrême de l’esprit de cette musique. C’est ce qui s’est passé au Cc Esca Antanimena avec le concert intitulé « Angola tafaray ». En général, lors des prestations de ce genre, le public se tient sagement sur son siège et attend la fin de chaque chanson pour applaudir. Samedi, il en était tout autre.

Les spectateurs criaient et interpellaient dans un registre limite pièce radiophonique. Il y avait de quoi, car des grands paroliers et compositeurs sont revenus du passé grâce à Nada Miangola, Angolan’Imerina et Gasy Miangola. Tels les Rasamy Gitara, Justin Rajoro, Samuel Rahamefy et plusieurs autres encore.

L’Imerina à l’honneur

Le spectacle a chanté sous plusieurs thèmes tout à fait « Analamangien ». Ainsi, comme il se doit, la première partie était lancée par Analamanga, une création de Naka Rabemanantsoa.

Ensuite venaient des thèmes comme « Angolan’ny fitiavana » où l’air de Andrianary Ratianarivo « Voronkely » a été chanté de manière théâtrale, un clin d’œil à la démocratisation du Kalon’ny fahiny. Puis est arrivé le deuxième thème, « Angolan’ny hatanorana », avec l’inévitable morceau des fêtes de mariage « Vorompotsy », un morceau que même les plus jeunes ont répété sans erreur.

Dans le public se trouvaient, en effet, des familles, des jeunes couples et des nostalgiques d’une certaine époque. Ont suivi des thèmes comme « Angolan’ny embona sy hanina », un thème pour la fraternité, pour Antananarivo. Le tout intercalé de poèmes de Rado, déclamés par Andry Andriamanantena. Le spectacle a touché à sa fin après trois heures environ de kalon’ny fahiny avec la chanson « Ny Voamaintilany », de Justin Rajoro, en guise de cerise.

Maminirina Rado
Lundi 19 septembre 2011  source lexpressmada.com

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