Erick et Jenny étincelants de brio

Le duo de choc Erick-Jenny a, une fois de plus, subjugué le public, avec en plus un invité comme Bebey (à g.) de Lolo sy ny tariny (Photo Hery Rakotondrazaka)

Erick Manana et Jenny Fuhr ont promis une soirée inoubliable. Le public est parti, la tête bien pleine.
Tout un orchestre a accompagné Erick Manana avec l’allemande, Jenny Führ, à la flûte et au violon, vendredi soir au Carlton Anosy. L’artiste a vu son rêve se réaliser. Enfant, il courait après la fanfare traditionnelle de la fête de l’Indépendance et se laissait emporter par la fièvre de cette chaleureuse musique.

Il a partagé cette ambiance festive avec le public depuis le début avec Bitika, un titre entraînant dans lequel Jenny n’hésite pas à passer du violon à la flûte. Autour du duo figurent Solofo à l’accordéon, Titi au saxophone, Kôlibera et son fils Nini aux guitares, Donné du groupe Randria Ernest aux percussions.

D’Erick Manana à Feo gasy, le répertoire est presque indissociable. Tsofy rano a fait danser toute la salle avec son rythme de danse traditionnelle. Sur le même ton, Andao raha sahy a permis à Jenny de dominer tout l’orchestre avec les sonorités stridentes de sa flûte de la Renaissance. Et avec O Rakoto, un titre hommage au flûtiste Rakoto Frah, la jeune musicienne allemande a démontré avoir pris la relève.

Chaude ambiance

L’orchestre s’est avéré aussi chaleureux, même dans les titres aux couleurs nostalgiques. Le violon de Jenny et le sax de Titi ont fait vibrer d’émotion la salle Ravinala dans Ratranao dia feriko. Dans cette enrobante douceur, Nini égrène les notes du titre court et exquis. Le tout dernier Revirevinay taloha n’a pas laissé le public indifférent, émaillé par un violon tendre et laconique.

Erick Manana continue de faire rêver son public. Petite virée dans le répertoire « kalon’ny fahiny » avec un Afindrafindrao rythmé par les applaudissements du public. Dans Nataoko mihitsy ny hanadinoana en duo, Jenny s’est montrée à la hauteur des attentes dans l’exécution de cette voix aïgue, typique de l’angolan’ Imerina.

Et le voyage continue. C’est une époque de sa vie que Erick Manana a particulièrement tenu à faire revivre. Avec Bebey à ses côtés, le répertoire de Lôlô sy ny tariny s’impose.

Comme au bon vieux temps, ils ont aligné Maninona e !, Baomijijy ou encore l’incontournable Akanjo fotsy. A une heure du matin, le public n’était pas encore près de quitter la salle.
Domoina Ratsara
Lundi 12 septembre 2011  source lexpressmada.com

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