Arivony Ramanambitana : « Le tennis de table m’a tout donné »

Il a fait parler de lui en organisant un Grand Open de tennis de table comme on en voit rarement. Mais il a également offert par la même occasion deux tables au club de ses débuts, en l’occurrence, l’AS Antsahamanitra. Bref,  il a dépensé sans compter par amour pour le tennis de table.

Il, c’est évidemment Sambilo, de son vrai nom Arivony Ramanambitana. Celui-là même qui a trusté les titres de champion de Madagascar de tennis de table de 1984 à 1998, l’année où il est parti pour la France et s’est établi au Racing Club de Versailles où il est toujours entraîneur-joueur.

Passion. « Le tennis de table avec lequel j’ai grandi, puisque le nom des Ramanambitana est associé à cette discipline, m’a tout donné », explique-t-il avant de rajouter que même sa femme, il l’a rencontrée grâce au sport et plus précisément durant le stage des Jeux des Iles de 1990. « Elle était également dans l’équipe nationale de natation quand je me trouvais dans celle du tennis de table, mais la passion pour nos disciplines respectives nous a réunis », raconte encore celui qui est aujourd’hui devenu Papa d’une très belle fille de 14 ans du nom de Brenda et qui a choisi comme sa mère, Hanitra Ramanisa qui est plutôt connue sous le petit nom de Keke, de faire de la natation.

Mais Sambilo ne s’en formalise pas si sa fille ne l’a pas suivi au tennis de table car pour lui, le choix est déterminant pour faire une brillante carrière. Et à l’allure où elle s’entraîne au Racing Club de Versailles, cette Brenda-là ferait encore mieux que sa mère. Foi d’un père qui est resté sportif jusqu’au bout des ongles.

Offre des Mauriciens. Et Sambilo de rajouter que cette petite fille de Clovis Ramanisa, l’actuel DTN de la natation, n’aura pas droit à l’erreur  et qu’elle fera tout pour défendre la lignée. A la natation bien sûr.

Quant à Sambilo, il n’envisage même pas de lâcher le tennis de table. A 37 ans et comme il a encore bon pied bon oeil, il entend encore rester très actif et disputer le maximum de tournois. Enfin, autant que lui permet son emploi du temps au PSA France, une antenne de Peugeot-Citroën près de Versailles où il travaille.

Un plus qui lui a permis de décliner l’offre des Mauriciens qui étaient même prêts à lui donner la nationalité pour devenir un vrai professionnel et défendre les couleurs de l’île Maurice au tennis de table. C’était en 1997 quand Sambilo était vraiment au top de sa forme.

Taga à Versailles. Aujourd’hui, il ne regrette pas d’avoir fait le bon choix car au-delà d’un grand passionné de jazz, il est resté un très grand patriote qui s’inquiète à juste titre de l’avenir du tennis de table malgache. « La solution à notre problème viendrait des Chinois car ils sont d’un ton au-dessus et que même un club comme le RC Versailles sollicite leurs services », explique Sambilo qui verrait bien un Taga, l’un des meilleurs espoirs malgaches, effectuer un stage d’une année voire plus en Chine à défaut de pouvoir s’offrir les services d’un entraîneur chinois. En attendant, il se dit prêt à prendre Taga chez lui pour faire partie des pongistes de son club. Un beau geste qui est tout à son honneur. Mais Sambilo, c’est aussi cela. Il lui arrive de jouer avec l’autre main sur le cœur.

Clément RABARY  source midi-madagasikara.mg

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