Festival I’Trôtra des compagnies de haut niveau

La Compagnie Dinirina à sa première représentation à l’AFT Andavamamba (Photo Claude Rakotobe)
Les prétendants au Grand Prix I’Trôtra continuent de monter en niveau. Le lauréat sera révélé ce soir.
La huitième édition du festival I’Trôtra n’a pas oublié son grand prix. Six compagnies qui ont grandi avec le festival ont été sélectionnées pour disputer la première place. Leur évolution est notable, les diverses rencontres et échanges ont porté leur fruit.
La compagnie Dihiravina de Andry Ramarotafika a choisi de mettre en valeur l’aspect rassembleur de la danse. Porté par le corps de deux interprètes, la pièce a fait dialoguer deux individus de religion différentes, de deux mondes différents.
La compagnie Dinirina revisite le mythe de l’origine dans un duo d’hommes. Dans la performance, le musicien Daddy Ranaivoson s’impose dans le paysage, guitare à la main, et ordinateur portable. Une musique faite de bribes d’interviews, de gazouillis et de guitare pour rythmer ces moments d’échanges intenses.
Hip hop au menu
La compagnie Jarim’s, quant à elle, invite le public dans l’intimité de deux amis. Leur relation sous toutes ses formes. Du corps-à-corps pour mettre en évidence tantôt leur complémentarité tantôt leurs différences. Un duo poétique dans un échange de phrases dansées.
Changement de ton avec la compagnie Tsit’aloka. La tradition, les moeurs au coeur de la danse. Le tableau veut raconter le Laosandry, une tradition de l’est du pays. Entre vakisaova et musique transcendante, les danseurs se rassemblent et s’éparpillent. Débordants d’énergie, ils alternent des figures acrobatiques fortement inspirées du hip hop.
La compagnie Zanatohatra a signé un duo remarquable. La danse qui ranime, qui rapproche et qui fait vivre est racontée par deux danseurs. Une performance rythmée par une musique qui vient d’ailleurs, orientale. Le visage caché permet au public de focaliser son attention sur ces corps qui dansent.
La compagnie Ultime force n’a pas manqué à l’appel. La seule à avoir choisi de mon­trer le hip hop mais pas n’importe comment. Avec un brin d’humour, les deux danseurs dévoilent les déclinaisons illimitéesdu hip hop. A la sauce contemporaine, le style s’avère encore plus spectaculaire.

Domoina Ratsara
Samedi 01 octobre 2011  source lexpressmada.com

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