La culture tanala sous toutes ses couture

Une représentation pittoresque de la culture tanala (Photo Maminirina Rado)
Plusieurs aspects de ce qui fait le peuple tanala ont été présentés sous diverses formes, hier soir, à l’Alliance française d’Andavamamba. La nostalgie du pays domine.
«J’aime ce peuple crédule mais néanmoins guerrier», se prononce Hery Mahavanona dans l’un de ses poèmes déclamé hier. Il parle de son peuple, le peuple tanala, « Ceux-qui-habitent-la-forêt », qui a été présenté lors du Dika Vahe ou à l’entrée de la forêt à l’Alliance française d’Andavamamba. Ce peuple qui revient toujours comme des grands guerriers et arrive à s’approprier des fusils de ses ennemis. Cette soirée était comme un voyage initiatique dans le pays tanala. D’abord, à travers sa géographie dont on ressent que ce peuple a été gâté par la nature. Tel l’Ikongo, « repu de son glorieux passé ». Ou encore le fleuve Faraony, « fleuve totem à l’affût des offrandes ». Ensuite à travers les réminiscences du Tanala qui quitte sa terre natale.
« La fierté d’être de ce peuple a animé mes écrits », soutient Hery Mahavanona, un poète photographe et écrivain après la soirée.
Spirituel né
Ponctuant les déclamations et les chansons du groupe folklorique Haike, un défilé de la manière de s’habiller Tanala, une saynète et de la lutte traditionnelle a été montrée à l’assistance. Déçus, ceux qui s’attendaient à du fashion dans le genre « world music » de l’habillement. Les sandales kiranil, avec une chemisette vert fluo, un short lambda sont de rigueur chez les jeunes hommes. « Ce n’est pas question de bien s’habiller mais il faut tout simplement s’habiller. Mais pour les plus jeunes il faut des couleurs vives pour taper dans l’œil », indique l’universitaire Abel Rabe­hanta. Comblé par une nature riche, mais actuellement en danger, le tanala semble vivre au-delà de quelques considérations matérielles. Pourtant ce peuple est riche d’une spiritualité tournée vers le ciel, trop haut pour l’homme donc habité par Dieu, la terre et les hommes. Pour le cas de la lutte, trois techniques de mise au sol ont été mises en avant. Le peuple tanala a aussi assimilé la contemporanéité. En faisant de la ligne ferroviaire Fce, le spectre de l’éloignement.

Maminirina Rado
Jeudi 20 octobre 2011  source lexpressmada.com

Peuple
La culture tanala sous toutes ses coutures
Une représentation pittoresque de la culture tanala (Photo Maminirina Rado)

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Une représentation pittoresque de la culture tanala (Photo Maminirina Rado)
Plusieurs aspects de ce qui fait le peuple tanala ont été présentés sous diverses formes, hier soir, à l’Alliance française d’Andavamamba. La nostalgie du pays domine.
«J’aime ce peuple crédule mais néanmoins guerrier», se prononce Hery Mahavanona dans l’un de ses poèmes déclamé hier. Il parle de son peuple, le peuple tanala, « Ceux-qui-habitent-la-forêt », qui a été présenté lors du Dika Vahe ou à l’entrée de la forêt à l’Alliance française d’Andavamamba. Ce peuple qui revient toujours comme des grands guerriers et arrive à s’approprier des fusils de ses ennemis. Cette soirée était comme un voyage initiatique dans le pays tanala. D’abord, à travers sa géographie dont on ressent que ce peuple a été gâté par la nature. Tel l’Ikongo, « repu de son glorieux passé ». Ou encore le fleuve Faraony, « fleuve totem à l’affût des offrandes ». Ensuite à travers les réminiscences du Tanala qui quitte sa terre natale.
« La fierté d’être de ce peuple a animé mes écrits », soutient Hery Mahavanona, un poète photographe et écrivain après la soirée.
Spirituel né
Ponctuant les déclamations et les chansons du groupe folklorique Haike, un défilé de la manière de s’habiller Tanala, une saynète et de la lutte traditionnelle a été montrée à l’assistance. Déçus, ceux qui s’attendaient à du fashion dans le genre « world music » de l’habillement. Les sandales kiranil, avec une chemisette vert fluo, un short lambda sont de rigueur chez les jeunes hommes. « Ce n’est pas question de bien s’habiller mais il faut tout simplement s’habiller. Mais pour les plus jeunes il faut des couleurs vives pour taper dans l’œil », indique l’universitaire Abel Rabe­hanta. Comblé par une nature riche, mais actuellement en danger, le tanala semble vivre au-delà de quelques considérations matérielles. Pourtant ce peuple est riche d’une spiritualité tournée vers le ciel, trop haut pour l’homme donc habité par Dieu, la terre et les hommes. Pour le cas de la lutte, trois techniques de mise au sol ont été mises en avant. Le peuple tanala a aussi assimilé la contemporanéité. En faisant de la ligne ferroviaire Fce, le spectre de l’éloignement.

Maminirina Rado

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