Le tourisme tente de se relever à Madagascar

Hery Rajaonarimampianina (à dr.), ministre des Finances, a rencontré les opérateurs du secteur hôtelier dirigé par Eric Koller (Photo Claude Rakotobe)

La FHORM a rapporté les problèmes du secteur au ministre des Finances. Certaines solutions ont déjà été avancées.

Le  secteur est sinistré mais solide, a affirmé hier Eric Koller, président  de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (Fhorm) à  l’occasion de la rencontre avec le ministère des Finances et du budget.   Des acteurs touristiques, mem­bres de la fédération, ont exposé les  principaux problèmes du secteur et ont proposé des solutions. Parmi les  grands points exposés, « nous demandons la sécurisation des investissements et des mesures  incitatives. L’État devrait aussi revoir le régime de la TVA (taxe  valeur ajoutée) qui est très pénalisant », évoque le président du Fhorm. Mais la fédération a également dénoncé  le coût très élevé en terme d’énergie. Les frais en eau et électricité  de la Jirama constituent, selon les explications fournies, une dépense  exorbitante.
Solutions étudiées
Hery  Rajaonarimam­pianina, ministre des Finances et du budget, n’a pas tardé  à donner des réponses à certaines de ces doléances. « Des compagnies étrangères sont aujourd’hui prêtes à investir dans la  production d’énergie renouvelable. Nous pouvons prendre des mesures au  niveau fiscal ou douanier sur les intrants », a-t-il indiqué aux opérateurs. Question TVA,  des études sont  aujourd’hui menées pour les cas des fournisseurs qui n’émettent pas de  facture. Mais les opérateurs ont aussi demandé une exonération de taxe  sur les recettes, une situation que le ministre considère envisageable.  Et concernant la question de contrôle fiscal qui suscite le  mécontentement des opérateurs privés, le ministre a indiqué qu’un seul  contrôle suffit.
Cette rencontre entre ces deux parties s’inscrit  dans le cadre des échanges entre le ministère et le secteur privé avant  l’élaboration de la loi de Finances 2012, commencée depuis la semaine  dernière. Les acteurs touristiques espèrent que l’économie prime sur la  politique, étant donné que l’année 2012 est une année d’élection. En  plus, le tourisme fait partie des principaux vecteurs de devises dans la  Grande île. Selon les données provisoires du ministère de l’État chargé  de
l’Économie et de l’industrie, les recettes du tourisme  international sont estimées à plus de Ar 463 milliards en 2010. Le  secteur a permis la création de 29.389 emplois directs si pour cette  année, la prévision est de 30 353 emplois.

Judicaëlle Saraléa   source lexpressmada.com

Samedi 15 octobre 2011

 

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