Les perles de Madajazzcar 2011

Zo, jeune virtuose de la guitare, une des révélations de cette année (Photo Hery Rakotondrazaka)
Madajazzcar 2011 continue sur sa lancée par une prestation surprenante du club de jazz du Cercle germano-malgache. Convivial, créatif et relevé ont été les mots justes.
L’avenir du jazz malgache semble déjà se dessiner. Anjaniony, Ranto et compagnie ont montré un niveau remarquable lors du récital donné par le club de jazz du Cgm à Analakely, hier soir. Le premier n’a que 17 ans et joue de la basse, le second est un saxophoniste et touche à tout « avec maestria », reconnaît Ndriana Ramamonjy, parolier et manager de Hantatiana. Pour plus d’une heure de concert, six morceaux ont été joués, dont deux interprétés.

Concentré de créatifs

Les autres étaient des créations propres, certes un jeu dangereux, quand on pense au public de connaisseurs, mais aussi un bon moyen pour juger du talent de ces jeunes musiciens. Njaka, Hents et Rasix ont ouvert les hostilités avec leur morceau « Guill’hom », plein de facéties et vif comme un étalon, le titre réveillant déjà la salle. Suivent les passages du trio Vola, Jax et Pepe, qui sont relayés par le quartet Mbelo, Gaina, Ndriana Kely et Ratax. Ces derniers ont interprétés « Nova », un standard. Contrairement à leur jeunesse, les improvisations ne sont ni barbantes ni inachevées.

Tout le monde semble jusqu’à maintenant maîtriser son sujet. Le temps pour Hemerson Andrianetrazafy de laisser échapper une remarque.

« Ils font sentir que le jazz devrait être une musique accessible, au lieu d’être du domaine des initiés. Ce genre de prestation laisse souvent apparaître des surprises tant du côté du public que des joueurs eux-mêmes ». Comme tous les autres spectateurs, cet artiste plasticien reconnu semble aussi être conquis par la prouesse de ces jeunes « jazzmen ». Au milieu de la prestation, Anjaniony et sa bande montent sur scène pour jouer leur création « Arabe ».

Du jazz rock, « Nous voulons faire que l’image de la rue, les scènes de vie traversent l’imagination du public. Une rue, c’est animée, pleine de vitalité parfois dangereuse », explique Ranto, acquis à sa cause. Les deux dernières formations ont été composées de deux quintet, Harty, Poun, Njaka, Six et Tinarivo, et enfin, Hasina, Josia, Sanda, Andry Mika et Anjaniony. À ce moment-là, la preuve a été faite. La jeunesse simple et efficace souffle vraiment sur Madajazzcar 2011 mais surtout sur le jazz malgache.

Maminirina Rado
Mercredi 05 octobre 2011 source lexpressmada.com

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