Festival Madajazzcar 2011 Le pianiste Thomas Enhco en partage

Thomas Enhco (au centre) découvre les accords de la valiha (Photo Maminirina Rado)
Les ateliers sur le jazz s’enchaînent et ne se ressemblent pas durant le festival Madajazzcar 2011. Thomas Enhco a été de la partie, hier.
Un atelier de jazz où jeans, tee shirt et baskets étaient de rigueur. Dans une ambiance relax, comme le swing de Route 66, Thomas Enhco et sa bande ont dirigé la rencontre à l’Ifm à Analakely. Ce pianiste, qui ressemble plus à un universitaire écolo, a parlé de tout ce qui peut intéresser dans le jazz. Improvisation, indépendance, technique… Tout a été évoqué devant une salle, limite cours de lycée, composée aussi de jeunes inconditionnels.

« Ils m’ont surtout demandé, sur quoi travailler pour s’améliorer », commente Thomas Enhco vers la fin de l’atelier. Une question pertinente car ce jeune pianiste virtuose en connaît un rayon malgré son apparence juvénile.

Découvrir la valiha

D’abord, il s’est vu remettre le prestigieux prix Django d’Or en novembre 2010. Joël Rabesolo, présent sur scène et dans la salle, dit de lui.

« Avoir suivi une formation, Avoir intégré une école de musique reste toujours un avantage », fait remarquer le guitariste gaucher.

Ensuite, une petite séance de bœuf avec Joël Rabesolo à la guitare et Thomas Enhco au piano à queue, comme seule cette salle le permet, et des accompagnements à la contrebasse et à la batterie. « Le jazz c’est comme un voyage. Quand on chante, c’est facile à comprendre. Mais quand il n’y a que des instruments, il faut arriver à faire comprendre à l’auditoire que vous racontez une histoire », expose t-il. Quand Thomas Encho parle de son art, il évoque la peinture et la sculpture. Comme pour dire que le langage du jazz et de l’art est universel. Ensuite, Piou Randriamalala est monté sur la scène avec son valiha. S’en est suivi un boeuf fait d’improvisation. « Je ne suis pas un jazziste mais, je vois les similitudes entre cette musique et nos musiques traditionnelles. D’ailleurs, de plus en plus de jazzistes s’inspirent des rythmiques traditionnels », ajoute aussi le jeune valihiste. Cet atelier, Thomas Enhco ne risque pas de l’oublier. « C’est la première fois que je vois et que j’écoute cet instrument », se réjouit-il en espérant y intégrer le son dans son prochain album.

Maminirina Rado
Mercredi 12 octobre 2011   source lexpressmada.com

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