Un concours en rêve éveillé

Michèle Rakotoson (au micro) trouve que les nouvelles proposées sont très contextuelles (Photo fournie)
Plus d’une centaine d’écrits parlent des rêves malgaches au quotidien sur un concours de nouvelles organisé par l’Alliance française d’Andavamamba. Question de température sociale.
Ce concours de nouvelles pourrait donner les battements de pouls de la société malgache. C’est ce qui est en train de se dérouler en ce moment à l’Alliance française d’Andavamamba depuis le mois d’avril. Un concours intitulé « Nofynofy, un rêve d’avenir pour Mada­gascar ». Au niveau de l’Aft, une responsable explique. Il s’agit de permettre « d’exprimer leur talent littéraire, leurs aspirations ainsi que d’apporter une pointe de rêve dans un quotidien difficile ». En tout 150 œuvres ont pu être collectées en provenance de vingt villes divisées en français et en malgache. Caté­gorisées ensuite en quatre catégories junior, literatiora espoir, daholo be et professionnelle. Une tâche difficile pour les jurys composés de l’écrivain Michèle Rakotoson, d’un journaliste Grégoire Pourtier et de l’universitaire Bruno Rajaonarison pour les nouvelles en français.
Difficile songe
De Nalisoa Ravalitera, un autre écrivain, de Fidy Robinson un journaliste et, enfin, de l’écrivain Hanitra Andriamboavonjy pour le malgache.
« En gros, il y a une forme d’expression qui est en germe chez eux. Moderne, concise et sans fioritures. Mais l’on sent que le Malgache est en proie à de grandes difficultés à se projeter dans l’avenir », relate Michèle Rakotoson. Une analyse vraisemblablement objective car les jurys ne con­naîtront les candidats que lors de la remise des prix. Le lauréat du grand prix aura au terme du concours l’occasion de visiter la France et verra son œuvre éditée. L’annonce du résultat se tiendra ainsi le 22 octobre à l’Alliance française où 24 participants seront primés. Une soirée qui promet d’être riche car les œuvres seront mises en valeur à travers le slam avec Tagman, entre autres, et la compagnie Rohy pour la danse. Rêve oblige, il faut sortir aussi sortir la littérature de son carcan sérieux pour en faire une fête. « Pour nous c’est aussi l’espoir d’une découverte de nouvelles visions », conclut la responsable au sein de l’Alliance française.

Maminirina Rado
Mardi 18 octobre 2011

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