De l’art-thérapie à la peinture, Titane en est devenue une professionnelle

 Elle célèbre son 1000e tableau qui coïncide avec son ouverture à l’international.
Titane, ou Christiane Pigny de son vrai nom, célèbre son 1000e tableau au Colbert, salle Richelieu, jusqu’à dimanche. A travers 32 toiles, l’artiste revisite ses premiers émois, du figuratif aux touches modernes aux gigantesques tableaux décoratifs. On y retrouve son tout premier tableau, « la solitude d’une femme » avec des couleurs froides. « Une aquarelle d’école » qui traduit le mal être d’une adolescente en proie à la dépression.
Mais au fil des années, la peinture a fait ses effets. Sa vertu thérapeutique a réveillé le sens et la conscience d’une artiste, qui a, depuis, compris que sa libération se trouve dans la peinture. De 1980 à 2011, 70% des mille toiles ont été vendus, le plus cher à 1 million d’ariary. Le chemin qui se voulait au début une thérapie devient une profession.

Nouveaux horizons

Du 7 au 23 octobre, Titane a été sélectionnée parmi 80 artistes au monde pour participer au 3e concours international d’Art contemporain du Gemluc (Groupement des entreprises Monegasques dans la LUtte contre le Cancer), Monte Carlo.
Sa toile, The sun above us, fait partie de la sélection d’oeuvres du concours-exposition Gemluc-Art, afin de recueillir des fonds pour lutte contre le cancer.
« C’est une association caritative qui combat le cancer. Nous, artistes participants, versons 50% du prix de nos oeuvres à l’association », témoigne fièrement Titane.
L’engagement est aussi synonyme d’une ouverture de l’artiste au monde exterieur. Aux côtés de la Brésilienne Drummond Christine, lauréate du concours-exposition Gemluc-Art et de la Suédoise Sandvall Lisbeth, la Malgache Christiane Pigny se sent pousser des ailes.
« Ma première impression, c’est la joie. Mais après, je me suis posée la question: serai-je à la hauteur? » confie l’artiste.
La millième toile ou le jubile du 1000e marque un grand tournant dans la carrière de l’artiste. Toujours en quête d’identité, elle doit, désormais, répondre aux exigences du milieu international. Déja, il faut qu’elle crée un siteweb, ne serait-ce que pour faire connaitre ses oeuvres. Un chemin qu’elle est prête à parcourir.

Domoina Ratsara
Vendredi 18 Novembre 2011   source lexpressmada.com

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