Destination touristique: L’Ile de Nosy Be envahie par un sentiment de délaissement

De l’avis de tous les touristes et visiteurs qui mettent les pieds à Nosy-be, Madagascar peut être fier de posséder un tel joyau. Le climat, la diversité, la faune et la flore autant terrestres que sous-marines, la variété de découvertes et d’excursions proposées dans tous les registres, la gentillesse de la population, la sécurité, les îlots et mouillages environnants ainsi que les conditions de navigation et la qualité de ses structures touristiques, font de ce site un des plus appréciés de Madagascar et sûrement de tout l’Océan Indien.

Nosy-be devrait être la locomotive du tourisme Malgache, devrait être mis en avant et devrait servir de référence comme elle l’a si souvent été.

Ce potentiel a permis de rallonger les séjours, de mettre en place des vols directs, de faire de Nosy-be une destination touristique à part entière dont pourrait d’ailleurs profiter tout Madagascar – les touristes ayant connu Nosy-be ayant envie de revenir voir le reste du pays.

Or, aux termes d’un communiqué du GIHTNB (Groupement Interprofessionnel de l’Hôtellerie et du Tourisme de Nosy Be), il est fait état qu’il paraît évident depuis plusieurs années que ce n’est pas la démarche adoptée au niveau central et que ce succès de Nosy-be serait plus enclin à attiser les jalousies et les blocages qu’à favoriser son essor.

Quelques faits illustrent clairement cette affirmation, selon toujours la même source : pas de maire élu depuis plus de 5 ans ;  disparition de la Sirama et de ses 1500 emplois depuis plus de 5 ans sans aucune solution de remplacement ; disparition des Pêcheries de Nosy-be et de ses 700 emplois, en plus de l’image positive véhiculée à travers le monde ; arrêt du vol CORSAIR Paris/Nosy-be en mai 2010 pour cause de crise , arrêt du vol AIR MADAGASCAR Paris/ Nosy-be, car l’avion choisi n’est pas compatible avec la piste de Nosy-be (Pourquoi alors ce choix ?)

Le projet PIC/Banque mondiale à l’arrêt alors que beaucoup restait à faire ; une énergie à travers la Jirama de plus en plus catastrophique, des vieux groupes irrécupérables, une gestion très discutable, aucune prévision d’avenir alors que la demande va croissante, une nouvelle centrale finie depuis plus d’un an mais non fonctionnelle sûrement pour longtemps encore ;  un dénigrement systématique de Nosy-be de la part de certaines entités touristiques fortes  ayant pignon sur rue qui ont plus d’intérêt à envoyer les touristes dans le Sud. Pour cela, la stratégie est de décourager le plus possible les touristes qui souhaiteraient faire un tour sur le Nord et Nosy-be. C’est une grosse erreur car plus les touristes trouvent d’attraits à Madagascar, plus ils y reviennent pour faire le reste et plus ils en parlent.

On comprend donc, à l’appui de ces constatations, que Nosy-be trouve, malgré ses atouts indéniables, beaucoup de freins sur la route du développement.

Cela ne décourage  tout de même pas les acteurs de tous bords impliqués sur cette belle île, en espérant qu’un jour, c’est l’ensemble de Madagascar et de ses décideurs qui comprendront l’intérêt et la chance d’avoir un tel atout !

source lagazette-dgi.com

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