Fine touche avec Dominique Masserron

L’artiste, Dominique Masserron, posant devant quelques-unes de ses œuvres d’une originalité inouïe (Photo Hery Rakotondrazaka)
Dominique Masserron expose ses marqueteries d’art à l’Alliance française d’Andavamamba, depuis hier matin. Aux non initiés, et pour faire simple, il y a quelque chose qui s’apparente au puzzle dans cet art. « Je suis un amoureux de la vie, mais il faut être enthousiaste pour cela », déclare-t-il d’emblée après le vernissage.
À travers ses quatorze tableaux, cet ancien directeur commercial fait ressortir l’esprit malgache à travers les rizières, la beauté féminine et ce qui lui passe sûrement par la tête. La matière, le bois, et les contrastes qu’il utilise donnent plus d’intensité dans la posture d’une fille immergée dans une rivière. Ensuite, Dominique Masserron prend soin d’accompagner ses tableaux de petits textes inspirés. « Ne rien tenir, ne rien retenir ! Le monde s’est écroulé mais la vie est là, qui pousse drue et vivace… », signe-t-il pour sa fresque intitulée «Le jardin des carresses». L’artiste, même s’il n’ose se définir ainsi, est d’une lignée d’ébeniste.
Rien d’étonnant donc, sachant que son grand-père a déjà été désigné meilleur ouvrier de France.
Durant sa jeunesse, il a suivi une formation chez les Compagnons du devoir, à Toulouse. Il débarque à Madagascar en 1991 et exerce plusieurs métiers. Il décide de s’installer à Ambositra, entre 1997 et 2002. Tout s’explique quand l’une de ses œuvres représente les rizières à étage, non loin de la localité. Un tableau qu’il transpose avec un texte intitulé « Isika no mamantatra an’izany ». À se demander s’il n’y a pas du Dama, de Mahaleo, dans l’air.
« Mes sources d’inspirations sont, des fois, des poèmes, des textes de chansons d’un artiste, des idées, surtout. Tout ce qui ramène à la sensibilité et le sens des couleurs », explique l’artiste. Mais ce ne sont pas seulement ses tableaux qui se donnent à voir à l’Alliance française d’Andavamamba. Il y a aussi des meubles et des décorations de maison comme des jeux d’échec, des pots à crayon… L’exposition prendra fin le premier jour de décembre.

Maminirina Rado
Mardi 15 novembre 2011   source lexpressmada.com

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