L’esprit du Lambahoany retrouvé

Le vernissage de l’exposition « Transporter/Lambahoany en mouvement » s’est tenu, hier à 18h, à l’Ifm Analakely. Ambiance d’installation.

Hier matin, l’ambiance à l’Ifm était plutôt studieuse. Tandis que Catie de Balmann s’acharnait sur son téléphone pour régler quelques détails, Rfaral et Soasoa Ratsifa scotchaient et mesuraient pour trouver la bonne place pour leurs oeuvres. En toute discrétion, Mamy Rajoelisolo a fait son entrée. A chacun sa besogne, ceux qui s’attendaient à une ambiance de foire dans une pièce submergée d’artistes plasticiens auront bien été désenchantés.
Le compte à rebours est lancé car l’exposition « Transporter/ Lambahoany en mouvement » allait débuter dans quelques heures. Le vernissage s’est tenu à 18h, pour neuf artistes et neuf univers, à travers une installation où l’esprit du Lambahoany sera revivifié. Parmi eux, des références comme Pierrot Men, Hermerson, Jean Yves Chen, Ndrematoa, Ridha Andriantomanga et Mamy Rajoelisolo. « Ce tissu possède une fonction très intéressante, à la fois quotidienne et mobile », explique Catie de Balmann.

Le tissu et le beau
A part redonner ses lettres de noblesse au Lambahoany, l’un des objectifs de « Transporter/ Lambahoany en mouvement » est d’attirer l’intérêt des industriels vers un travail de qualité.
« Avant, de vrais artistes payés par les industriels dessinaient les motifs des lambahoany. Depuis, il suffisait seulement de sortir les vieux modèles du tiroir », met en évidence Soasoa Ratsifa. Ce serait donc la noblesse du geste avec une touche commerciale en guise de décor. Les industriels sont, de ce fait, parmi les cibles de cette exposition. Vers 13h, personne n’a encore pensé à manger. Pour le chanceux assistant à la génèse de l’exposition, voir le tissu estampillé Pierrot Men a été un privilège. Comme texte d’accompagnement, il a mis « Takariva Mahamanina ». Rfaral, quant à elle, s’est dit « se tenir dans une certaine sagesse pour cette exposition, ce n’est pas le Rfaral de tous les jours. J’étais surtout symétrique, angulaire, … ». Les oeuvres se laisseront voir jusqu’au 23 décembre.

Maminirina Rado
Mardi 06 décembre 2011   source lexpressmada.com

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