Renforcer la présence du Sud au Nord

Madagascar au Salon de Montreuil mène son combat pour plus d’échanges culturels entre Nord et Sud. C’est sa première participation.
Du 30 novembre au 5 décembre, Madagascar a participé au 27e Salon de Montreuil, salon du livre et de la presse jeunesse en France, avec les éditeurs jeunesse de l’océan Indien. Madagascar est à sa première participation à ce salon. L’occasion a permis aux Éditions Jeunes Malgaches et Tsipika de rencontrer les professionnels du livre en France pour essayer de renforcer la présence du Sud dans le Nord pour plus d’échanges culturels.
« Il était important d’expliquer aux professionnels du livre sur place les conditions de travail des éditeurs malgaches, pourquoi on fait un tel ou tel genre d’édition. L’offre est tellement abondante qu’il faut éclairer les choix des bibliothèques », explique Marie-Michèle Razafintsalama des Editions Jeunes Malgaches.
Les quelques auteurs francophones et bilingues malgaches, Johary Ravaloson, Cyprienne Toazara, Ravelo et Marie-Michèle Rakotoanosy ont assuré la visibilité de la littérature de jeunesse de Madagascar. La présence des auteurs dans les stands est un atout indéniable dans une grande foire de l’envergure du salon de Montreuil avec 700 rendez-vous thématiques et 3000 auteurs et illustrateurs.
« La présence de Johary Ravaloson au stand de la Réunion des Livres nous a permis d’attirer l’attention. Car la littérature de jeunesse de l’océan Indien n’est pas encore connue du public. Les visiteurs y viennent pour rencontrer des auteurs qui ont déjà circulé dans les écoles », note l’éditrice.

Promotion

Néanmoins, le Petit Prince bilingue fraîchement sorti aux Éditions Jeunes Malgaches a connu un succès au Salon. Sa sortie a coïncidé avec l’année de Saint-Exupéry à Toulouse. Le livre a créé la surprise aussi bien du côté des visiteurs que celui de l’éditeur.
« Les gens étaient surpris de voir que le Petit Prince est aussi traduit en malgache et surtout présenté en bilingue. Par rapport à la vente, c’était bien. C’est un livre connu donc je pense que ça a aussi aidé », se réjouit l’éditrice.
La présence de la littérature francophone et bilingue malgache en France devient une nécessité. La diaspora malgache mais aussi celle des autres pays africains sont potentiellement des demandeurs. « Nous n’avons pas suffisamment d’éditions francophones et bilingues mais on essaie de faire la promotion de ce qui existe », conclut la patronne des EJM.

Domoina Ratsara
Jeudi 15 decembre 2011  source lexpressmada.com

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