Le jazz survolté de Prysm

Le jazz de Prysm est rafraîchissant, singulier et virevoltant. Le trio composé de Pierre de Berthmann, Christophe Wallemme et Benjamin Henocq a abasourdi la salle de spectacle de l'Ifm Analakely, vendredi soir. Un vrai régal pour les connaisseurs et une occasion inégalée pour les curieux de connaître de plus en plus le jazz.
Le groupe, reformé depuis quelque temps, se connait et a joué ensemble depuis une vingtaine d'années. Dans chaque morceau, Prysm maîtrise à merveille les transi­tions du jazz habituel à un rythme aux airs funky. Le batteur du trio, Benjamin Henocq, redoute le superflu. Jeu tout en cymbale, éclairé et sensitive, le jazz Prysm bat d'un cœur léger.
Grosse machine
Groupe phare des années '80-'90, Prysm est reconnu parmi les grands. De quoi séduire les grands producteurs internationaux, normal si le groupe a déjà enregistré avec la presque impénétrable maison de disque américaine Blue Note.
C'est comme un adoubement du milieu jazzophone international. Alors, Désiré Razafindrazaka se trouve dans la salle de l'IFM pour évaluer ses chances de faire monter le groupe pour le prochain Madajazzcar, le festival international de jazz annuel.
« Ce sont toutes des compositions exclusives, il n'y a pas eu d'interprétations. Mais c'est du lourd, du très lourd, question musicale », reconnaît-il à la fin du spectacle. Admirable, le pianiste Pierre de Berthmann avec son piano électrique Fender rhodes, notamment, plongeant sa musique dans les racines profondes du jazz.
Un doigté parfois sec et flashy mais jamais redondant. Avec lui, le groupe surprend constamment l'auditoire. Enfin, le contre bassiste, Christophe Wallemme. Il fait plutôt penser à un Flea, des Red Hot chilli Peppers, du jazz mais la mobilité en moins. Moderne, précis, son style sert presque de métronome au groupe.

Maminirina Rado
Lundi 20 fevrier 2012   source lexpressmada.com

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