Vocation touristique du canal des Pangalanes

D’après l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) et les prestataires de transport sur le canal des Pangalanes, « les deux-tiers des touristes individuels qui ont choisi cette destination y renoncent lorsqu’ils prennent connaissance des prix des transferts en bateau et des contraintes de l´accessibilité routière ».
Pour valoriser la destination sur le canal, l´un des lieux touristiques et historiques de la région Atsinanana, une étude a été faite par Tetraktys,une association de coopération pour le développement local des espaces naturels de la région Rhône-Alpes, en collaboration avec Atsinanana et l´Office régional du tourisme de Toamasina (ORTT), sur l’« accessibilité du canal des Pangalanes : diagnostic participatif et perspectives ».
Ayant débuté il y a trois mois, elle a remarqué que le canal des Pangalanes est une destination touristique très prisée pour sa nature, sa biodiversité et son histoire.
18 à 25% des touristes venant à Madagascar visitent Atsinanana, soit un touriste sur cinq. En 2008, ils sont au nombre de 78 000 à avoir passé dans la région. Après une régression de 50% en 2009 – 2010, on commence à enregistrer une reprise depuis l’année dernière, mais les problèmes persistent encore pour le canal.
Deux options
Selon Tetraktys, « le transfert en bateau est perçu par les tours opérateurs et les touristes comme une contrainte et non comme une offre touristique. Les guides et les skippers manquent de connaissances sur l’histoire et la biodiversité du canal, et la culture des populations riveraines ».
« Le flux sur le canal se concentre sur la partie nord, comme Manambato, Akanin´ny Nofy et Toamasina uniquement. C´est pour cette raison que les tours opérateurs de la capitale ont vendu les circuits classiques au départ d´Antananarivo, vers Andasibe, Manambato, Ankanin´ny Nofy, Toamasina et Sainte-Marie », ajoute le rapport.
A part le canal, la première option pour se rendre vers les sites touristiques près du canal des Pangalanes peut se faire en voiture, mais toujours en 4×4 à cause de la dégradation des pistes comme à Manambato, Ambila-Lemaintso et Andovoranto, sauf Tapakala qui reçoit les expatriés d´Ambatovy par la route.
La seconde option consiste à prendre le train. L´offre de transport ferroviaire « Dia-Soa » ne correspond pas à la demande des tours opérateurs. Les retards sont très fréquents, dus au fait que Madarail donne la priorité aux trains de marchandises au détriment des wagons transportant de passagers. En plus, la fréquence est de deux fois par semaine, c’est-à-dire un aller et un retour hebdomadaires. Seul le Trans Lemirie Express est très demandé, mais il n’est proposé qu´aux groupes de personnes, puisque le tarif de location journalier, pour Antananarivo-Toama­sina, sans autres prestations, s’élève à 7,8 millions ariary l´aller.
Les régions Rhône-Alpes et Basse-Normandie veulent redynamiser les opportunités du canal, pour le développement de l’économie touristique régionale, et les communes et les fokontany, de Toamasina à Mahanoro.

Joël Valencio
Samedi 10 mars 2012  source lexpressmada.com

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