L’univers abstractif de Nonoh Ramaro

Les frontières des peintures de Nonoh Ramaro sont insaisissables. Il invite à s’évader à son exposition à l’IFM Analakely, actuellement, « de moins l’infini vers plus l’infini ».
Les tableaux de Nonoh Ramaro, Landry Richard Ramaroniaina dans le civil, raconte un univers. « De moins l’infini vers plus l’infini » s’avère être une exposition de l’abstraction. Chacune de ses toiles, qui sont exposées actuellement à l’IFM Analakely, semble capter les vibrations internes de l’artiste. Quinze tableaux qui arrivent à dominer les murs du hall d’exposition du centre, cela ressemble plus à une invite à la contemplation.
« Le thème est très vague car j’ai préféré laisser de côté mes habitudes avec les thèmes précis », déclare t-il d’emblée. De prime abord, les choses sont loin d’être aisées. Avec une scénographie épurée, le visiteur sera tout de suite frappé par cette profusion de lignes, de couleurs, de perspectives …

Lignes de l’esprit

Avec Nonoh Ramaro, il n’y a pas de température ambiante, donnant en conséquence de grandes envergures au visiteur. Une sorte de délicatesse avec des traits réguliers et incisifs dans la figuration d’instrument de musique.
Face à cela, des lignes épaisses et volatiles, comme une apparition avec les silhouettes d’un personnage. Le fond est souvent un vide proche de l’espace sidérale, comme si le néant était une matière à explorer. Cela donne par exemple un tableau où les rondeurs parfaites d’une femme, jetant un regard lointain, ont l’air de s’éloigner dans un mix abstrait et sillonnant de lignes et d’éclaboussures. En regardant le tableau, le visiteur a l’impression de plonger dans les confins de l’univers.
Et il en ressort grandi. Le peintre a su créer les frontières entre le saisissable et l’insaisissable. « La science et l’art sont tous les deux des actes de création. Le premier est vérifiable et quantifiable, tandis que le second n’a pas de limite », conclut-il. C’est la cryptique qui se trouve au fond de la salle qui résume son approche. Nonoh Ramaro a déjà révélé son secret mais il laisse le soin au visiteur de le trouver. L’exposition se tiendra ainsi jusqu’au 27 juillet.

Maminirina Rado
Mardi 10 juillet 2012 source lexpressmada.com

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