Avenue de l’Indépendance à tananarive, un Bbol d’air frais avec Sar’nao

Spontané, frais, simple, … tous ces qualificatifs définissent l’exposition « Phone photo » qui se tient sur l’avenue de l’Indépendance. C’est le festival Sar’nao.
Le festival de la photographie Sar’nao fait son petit bonhomme de chemin. Il a fait le bonheur des usagers de l’avenue de l’Indépen­dance depuis hier. En offrant une exposition originale intitulée « Phone photo ». Le concept est simple, le festival a lancé un appel pour ceux ou celles qui voulaient envoyer et exposer des photos prises avec un mobile. Un jeu en somme. Sans compter, qu’en parcourant ces trentaines de clichés, on se laisse aller à sourire, à rire même. Quand, un livreur de pizza atterrit, on ne sait pour quelle raison aux urgences attendant vaillamment son client.
D’autres s’essaient malgré les limites imposées avec un tel appareil dans la photo d’art. Rien que la prouesse fait déjà plaisir. Tout y passe, du social, aux scènes de vie, à l’architecturale.
Pixels de vie
Un vent frais souffle sur l’avenue. Tant mieux sauf que les organisateurs devraient à l’occasion penser à la pluie pour faire profiter au maximum les Tananariviens.
« Ces photos sont comme des témoignages, j’ai l’impression que les gens ont un point commun dans la manière de regarder leur milieu », reconnaît Sehenomalala Andriatsifeno, une mère de famille venue faire profiter sa gamine. C’est vrai, car le téléphone capte avec discrétion et attire moins le regard. Ça permet de s’immerger complètement dans le milieu du sujet à photographier. Et c’est surtout le meilleur terrain de jeu de la spontanéité. L’exposition se tiendra jusqu’à samedi.
« Notre objectif était de démocratiser la photographie. Que ce ne soit plus dans des salles d’exposition ou le fait que seuls les photographes professionnels soient les plus habilités ou reconnus à le faire », relate Fidisoa Ramanahadray, chef de file du comité d’organisation du festival Sar’nao. Cet évènement se clôturera samedi avec un esprit plus populaire qu’avant. Beaucoup diront que mettre cet art ou cette pratique au service du plus grand nombre s’avère être un effort à suivre.

Maminirina Rado
Jeudi 29 novembre 2012  source lexpressmada.com

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