Gastafaray éblouit les rastas de La Réunion

1368600504_imageRéussite inattendue pour le collectif Gastafaray, lors de sa prestation au « Uprising roots reggae festival » de La Réunion. Le reggae malgache a ouvert une porte.

Pour une première apparition au « Uprising roots reggae festival » de Sainte-Rose, La Réunion, le groupe Gastafaray a connu le succès. L’évènement, en parallèle avec la commémoration de la mort de Bob Marley, s’est tenu les 11 et 12 mai.
« Les gens étaient étonnés de nous voir. Aucun dreadlocks, un peu rabougris. Des personnes quelconques, quoi ! », rapporte Lanja Randriam­bololona, membre du collectif.
Avec une pointure locale comme Baster, l’équivalent de Rossy chez les Réunionais, et une star internationale comme Jhonny Clarke, le look devenait une prérogative. Ce décor planté, Gastafaray a atterri sur l’immense planète rasta. Quand on pense que ce collectif est composé d’universitaires et de musiciens de l’ombre, parler d’exploit n’est pas exagéré.
« Les organisateurs nous ont placés parmi les têtes d’affiche », précise Lanja Randriam­bololona.
Une situation qui met la pression. Mais dès que le groupe s’est mis à jouer son morceau « Zanahary », les spectateurs se sont tout de suite bousculés sur le devant de la scène.
Conquête
Parmi le public, la communauté malgache de la Réunion est venue en masse. Pas moins d’une quinzaine de drapeaux aux couleurs rouge-vert-blanc ont flotté durant la prestation de Gastafaray. Fierté nationale encore exacerbée quand, avec « Tso-drivotra », le groupe a amorcé des gammes de la musique traditionnelle malgache avec les sonorités du reggae. L’auditoire a été capté. Le collectif a réussi à briser la glace. Par la suite, les portes et les bras lui étaient ouverts.
« Après notre prestation, le Jamaïcain Jhonny Clarke et les reggaemen du coin ont souhaité nous approcher », fait savoir Lanja Randriambololona.
Le passage des Malgaches à ce festival, une première depuis sa création, a fait tourner un temps des têtes venues de la Jamaïque, de l’île Maurice et des régions alentours. Gastafaray espère refaire la même expérience, l’année prochaine. Pour l’instant, la sortie d’un album ne s’avère pas être une priorité, il s’agit plutôt de porter haut le fanion national du reggae, après avoir conquis une plate-forme régionale.
« Nous avons tenu un stand dédié à Madagascar, au village rasta », conclut Lanja Randriam­bololona.
Maminirina Rado
Mercredi 15 mai 2013 source lexpressmada.com

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