Le nouveau phénomène Martiora Freedom

Martiora-Freedom (1)

laisant, urbain, léger, … le mélange rap/ragga/dance hall/reggae de Martiora Freedom a séduit des milliers de fans sur Facebook à travers le monde. Le succès d’un groupe atypique.

Un guide touristique, Teddy, un livreur en France, Bomi, un gemmologue, Toby, et un pizzaiolo,Malm. Ça donne Martiora Freedom, la nouvelle locomotive du ragga dance hall antananarivien. D’une moyenne d’âge de vingt quatre ans, les sonorités évolutives de ce quartet font craquer la jeunesse pré-adulte « facebookienne » de la capitale.
« C’est peut être parce que nous sommes tous travailleurs, ça apporte de la fraîcheur à nos titres. Quand on se retrouve, on se libère dans notre musique », déclare Teddy Ravoavy, membres de Martiora Freedom.
La notoriété, ils ont toujours pensé que c’était pour les autres. Deux ans après
« Effet Martiora », c’est maintenant que Martiora Freedom goûte au succès. Sur leur compte Facebook, plus de 5 200 « likes ». « On n’y croyait pas », s’en amuse Teddy. Leurs sons ne mentent pas. Du riddim, ces instrus mondialement démocratisés, est aussi un fruit de leurs créations. À commencer par « Hafahafa », actuel titre favori des casques des amateurs de reggae. Martiora joue toujours ses meilleures cartes dans les textes. La chanson parle de la richesse ignorée des campagnes sous une rythmique de ragga muffin alerte, soutenue par une frappe de guitare sèche cadencée. Les effets robotisés, auto-tune ou vocodeur, ajoute de la chaleur.
Weedy weedy
La force de Martiora Freedom réside dans le « flow » des quatre gars. Ils mêlent le côté athlète du rap, le swing du toast et la vivacité du ragga. Aboutissant ainsi à « Gimi gimi ». Après un texte guttural précurseur, « Gimi gimi/Weedy weedy. Gimi gimi/Tizy tizy », le refrain se décale en contre-temps sur une basse à la Robocop. Au passage, les fonds sonores sont de véritables étincelles électro. Ce morceau est le fruit d’une collaboration avec Vakana, un groupe de demoiselles.
Destiné aux fiestas sans complexe, « Gimi gimi » montre la facette d’une bande qui maîtrise parfaitement son récital. C’est « hot ». Tout ça, c’est surtout grâce à Facebook. Martiora Freedom fait partie de cette nouvelle vague qu’on ne voit pas venir. Elle débarque comme un inconnu sur scène et c’est souvent l’éruption volcanique. « C’est à la fois un danger et un privilège. Nos titres sont laissés libres sur le réseau. C’est pour avoir une présence », ajoute Teddy. Dernièrement, le groupe a proposé à ses fans de faire leur choix sur un nouveau clip suivi d‘une centaine de réponses. Après des passages mérités au Le Pub à Ambatonakanga et sur d’autres scènes, c’était ce mois la consécration à Antsaha­manitra.
Maminirina Rado

21 Mai 2014 source lexpressmada.com

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