Le Pub – Chris Brandt impressionnant

chris-brandtChris Brandt a fait le déplacement au Le Pub Ambatona­kanga, vendredi soir. Ce musicien possède une particularité, une basse à sept cordes. Le musicien aime à dire que la musique est un « mode de vie ». Dès lors, ses apparitions sont aussi l’occasion de voir arriver les musiciens pros de la capitale.

Dans la salle, Rybota, un des bassistes les plus en vue du moment, suivait chaque déplacement des doigts de Chris Brandt. Jao du groupe Mpiarakandro a aussi imposé son toast féroce, Jonny R’afa, parolier et musicien notoire a participé à la débandade …

Cette guitare basse, une vraie curiosité sur scène, le musicien l’a reçue des mains d’un luthier français célèbre, Renaud Personnier. D’ailleurs, Chris Brandt a grandi en France et a joué ses premières notes à l’âge de treize ans.

À Madagascar, il est difficile de situer le phénomène. Il est comme un genre d’ermite qu’il faut suivre à la trace pour pouvoir le retrouver. Sauf que, dès qu’on le rencontre sur scène, il dégage une présence incroyable. « Il comprend ce que veut dire guitare basse », reconnaît Mahery Rabarivelo, un spectateur mélomane.

Des morceaux, l’artiste en a à profusion. Il a par exemple créé un titre pour un documentaire, « A zebra in my bed ». Chris Brandt est le genre d’artiste ouvert à tous les vents. Lors d’une session ouverte, il n’a pas hésité à suivre les toasts de Jao du groupe Mpiarakandro avec des rimes improvisés.

Profil type
Son envergure ne l’empêche pas de partager de bons moments avec tous les musiciens sur son chemin. Son jeu à la basse fait surtout parler l’expérience. Entretemps, il aime surprendre ses accompagnateurs sur des à coups.

Avec Chris Brandt, Le Pub est devenu un concert presque communautaire. Tout le monde a été surpris et s’est mis à danser sur ses gammes très contemporaines, si l’on considère ses cheveux grisonnants. Ce mélange de rudesse et de subtilité imprimé par le bassiste, un flow hip hop, funk, soul, voire classique, est un virus qu’on ne saurait arrêter. Il est sans conteste, le profil type du bassiste, le gardien de la baraque. On attend avec impatience sa prochaine réapparition dans ce lounge ou ailleurs. Pour le moment, on se souviendra toujours de cette basse à sept cordes.

Maminirina Rado

19 MAI 2014 source lexpressmada.com

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