Rossy fredonne « Neniko » aux mères

 

nenix

En onze titres, Rossy revisite ses grands classiques en symphonie sur l’album « Neniko », sorti à l’occasion de la fête des mères. Premières auditions convaincantes.
Produit de circonstance, « Neniko », l’album symphonique de Rossy se réserve pour les mamans. La petite tirade sur la pochette se suffit à elle-même
« Symphonie pour mes mamans ». Les grands classiques s’y trouvent.
« Any malala » accroche dès l’écoute initiale. Les premières notes respectent l’original, la symphonie suivant mélancoliquement la voix du chanteur sur les deux premières strophes. Amertume de l’éloignement, rien de mieux qu’un ensemble de violons pour l’exprimer. Deuxième couplet du refrain, un leggato aérien ajoute encore plus d’émotion. Le matériau symphonique accapare le titre dans les cieux du classique. L’album est, de ce fait, dominé par le Tapôlaka Glady String Section.
« Lors du Tapôlaka Glady, l’orchestre Mikanto a mis en partition nos titres. Les violonistes de l’opus viennent de cette formation », met en avant Rossy.
La galette vient de sortir à Madagascar, après avoir passé par un mastering en Allemagne.
« Ça fait déjà longtemps que nous l’avons enregistré, mais nous n’avons jamais pu trouver de créneau pour la sortie. La fête des mères va venir, et c’est l’occasion », confirme l’artiste.
En tout et pour tout, « Neniko » propose onze titres survolés par cet esprit frissonnant. La première chanson est « Hafatra », normal.

Rayons lumineux

Sur la plage six, « Tsy tafandry » joue les empêcheurs de tourner en rond. Le contingent de violons sert de prélude. Il fallait s’y attendre, avec ce chanteur ça bouge aussi, mais pas trop pour « Neniko ». C’est simple, les inconditionnels attendront de voir sur scène l’authenticité du produit.
Sur le deuxième titre, on retrouve l’autre facette du Rossy, le folkeux. Une guitare qui roucoule, un violoncelle accompagnant le mouvement. Vers la fin, un autre contingent, cette fois d’instruments à vent, apporte encore plus de volume à la polyphonie de « Neniko ». Le texte chante des paroles en souvenir de la mère tant aimée. Vivement sur scène.
« Na dia lavitra » est assurée de soulever tout l’album. L’arrangement choisi de retarder prévisiblement la symphonie. La même nostalgie de l’éloignement, par contre fortifiée par l’intrusion sonore d’une guitare solo, d’un ensemble de cuivres et de violons sur la sortie. Rappelant les profusions de couleurs des tous premiers rayons matinaux. L’espoir de l’éloigné renaît.
« Mahatsiaro » et « Soamalala » mettent fin à tout ce beau remue-ménage. Dès lors, Rossy donne rendez-vous à ses fans, ce dimanche 25 mai au Coliseum d’Antsonjombe pour la fête des mères. Ce sera sûrement une journée riche en sonorités.

20 Mai 2014 source lexpressmada.com

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