AFT – Festival de la guitare ni chaud ni froid

IMG_0281La première édition du premier festival de la guitare à Antananarivo, s’est conclue samedi, à l’Alliance française d’Andavamamba. Pas moins de trente guitaristes, allant des maîtres, aux confirmés et aux apprentis, ont égayé ce final. Pour un bilan général, cette édition a quelque peu pêché par l’organisation. Retards accumulés, manque de public, programmation improbable … autant de détails à considérer. Une deuxième impression subsiste, cependant, tous les participants s’accordent sur la nécessité de pérenniser le festival. « Il n’est jamais trop tard d’organiser un festival de la guitare. Il faut par contre améliorer certaines choses », souligne Fréderic Ralison, professeur de guitare au centre national de Musique et de danse ou Cnemd.
Ce dernier est venu à l’Aft, pour jouer un medley de Marcel Dady et une recomposition du titre oublié « Tany katsepy » du groupe Bema sy ny bandy. La jeunesse était aussi au centre de ce festival. Le plus attrayant, c’est que les jeunes filles et les femmes ont été bien représentées.
Mialy Ravaka Rakonton­dranosy, avec son année et demi de guitare, est toute fière de monter sur scène. « J’aime cet instrument. La raison est, que je n’en sais rien. Je veux en profiter, car l’évènement me donne l’opportunité de présenter mes acquis ». Elle a joué
« Rafahafahana » du groupe Mahaleo dans un duo alléchant. Le thème du festival était le classique et le bà gasy. Une autre impression domine, c’est qu’à Madagascar particulièrement dans la capitale, la guitare est l’instrument de prédilection.
Cependant, Tsiory Razafindrasendra a interprété « Tsofiko rano », un air tiré des standards du bà gasy. Ces propos rejoignent celui de la jeune guitariste. « C’est l’occasion de montrer les talents. Il faut tout de même ajouter d’autres instruments », met-il en perspective. Chez les participants, la sensation se trouve entre satisfaction et déception.
Pour une deuxième édition dans les normes, les organisateurs doivent penser avant tout, qu’un festival, c’est, son public, après ses animateurs et au final, ses organisateurs.

Maminirina Rado

02 Juin 2014 source lexpressmada.com

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