Antaninarenina – Jazz@Tohatohabato en fête intégrale

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Deux séries de concert ont conclu le Jazz@Tohatohabato ce week-end, faisant des escaliers d’Antananarenina, le coeur du jazz local, festifs et rafraîchissants.

Décidemment, le jazz possède ses fans dans la capitale. Samedi, en début de soirée, et dimanche en début d’après-midi, le Jazz@Tohatohabato a été offert gratuitement sur les escaliers d’Antaninarenina. Depuis quelques années maintenant, les mêmes têtes se voient à chaque grande manifestation. C’est comme un énorme manège de musiciens et d’adorateurs de cette musique. Au final ,c’est quasi sûr, le cheval blanc va repasser. Ce sont aussi ces standards, maintes fois joués. Le jazz actuel aime la stabilité et les compromis beaucoup plus qu’un autre genre musical.
Samedi, le premier jour, c’était du délire avec les trois scènes ouvertes. L’ambiance concert nocturne de jazz est propice à se laisser emporter. Les slameurs, comme Benson, les batteurs Ndriana Kely, Sitraka et des dizaines d’artistes encore, se sont chargés de réveiller le public encore engourdi par le froid. « Du moment qu’il n’y a rien à payer, c’est bon pour nous. Qu’importe la musique », a dit un philosophe Liva Etienne Rabezanahary, spectateur prêt à rester jusqu’à la fin du concert. Après cela, les scènes ne se sont jamais désemplies. Après plus de cinq heures, Jazz@Tohatohabato s’endort pour mieux revenir le lendemain.
Analakely retrouvé
Le concert a débuté juste après l’heure du déjeuner hier. Le public est alors venu ingurgiter du jazz. Moment agréable, car l’évènement permet aussi de se réapproprier Analakely, cette partie d’Antananarivo devenue un peu mal famée ces derniers temps. Tout ça, c’est presque grâce au jazz. Cette fois, le plateau est plus qu’alléchant. Fanja Andria­manantena en tête, la classe d’une diva, s’aligne avec des jeunes. Il y a, par exemple, Anna Quator comme référence. La pianiste imprévisible, Môta Soa a explosé la scène. Mais les hommes étaient bel et bien présents. À commencer par le Big Band Gasy, avec tout de même une jeune femme au saxophone. Il était suivi d’un groupe muni d’instruments à vent luisants. Plaisir des yeux et des oreilles en perspective. Il y avait aussi Deenyz, Christian Brandt, le jazz club du Cgm, Rary trio … Ce fut l’apothéose avec l’ensemble Ooga Chaka. Celui-ci a aussi joué avec une flopée d’instruments à vent. Le groove de cette formation est à tomber sur le « popotin ». Une chaleur qui rappelle que le jazz est avant tout une musique. La magie de Jazz@Tohatohabato continuera surement.

Maminirina Rado

02 Juin 2014 source lexpressmada.com

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