Coupe du monde de Slam – Myaina relève le défi

Slam

Hier matin au CGM Analakely s’est tenue la présentation du représentant malgache à la Coupe du monde de Slam, en France. Celle-ci débutera le 02 juin prochain.

En décembre dernier, Myaina Randriamiharisoa a remporté le championnat national de Slam poésie à Antananarivo. Cette performance lui permet de s’envoler pour Paris Belleville dans quelques jours, afin de représenter Madagascar lors de la Coupe du monde de Slam Poésie. Une véritable opportunité pour lui de rééditer la performance de Tagman Namgat, qui avait terminé sur le podium lors de plusieurs éditions. Depuis la création de cette coupe du monde, Madagascar a été représenté à quatre reprises, avec deux troisièmes places au palmarès. Un symbole de la montée de cette pratique chez les jeunes malgaches.
Pour en revenir à la Coupe du monde, la diversité des langues véhiculées par les slameurs venus du monde entier exige une structuration bien précise. Présent au côté du candidat malgache, Bini de l’association organisatrice Madagaslam en explique le déroulement. « Avec près de 20 pays, voire plus, représentés lors de cette Coupe du monde, il est difficile pour le public et le jury de comprendre les textes des slameurs, car ils s’expriment dans leurs langues natales. Pour Myaina, il a fallu qu’il envoie ses textes plusieurs mois à l’avance pour que l’organisation les traduise. Ces traductions seront projetées sur écran géant durant son passage. Cela handicape l’effet de surprise, car les gens sauront plus ou moins à l’avance le sens de son texte ».
Biaisé
De plus, il est évident que certains pays seront plus ou moins favorisés par la langue. Le Malgache, le Togolais ou encore le Norvégien pour ne citer que ces langues, ne sont pas universelles, à l’inverse de l’anglais ou du français. Ce déséquilibre s’illustre par une domination des Américains et des Canadiens qui sont régulièrement primés. Myaina Randriami­harisoa livre son impression. « Je pars le 30 mai. C’est une première participation pour moi. Je ne connais pas trop le niveau des autres, mais j’ai préparé six textes que j’ai déjà envoyés pour les sous-titres français ». Présent également au CGM, Tagman Namgat est venu partager son expérience. Il avoue que le déséquilibre des langues favorise certains pays. « Les traductions, pour certains pays comme Madagascar, privilégient ceux qui parlent anglais et français. Pour eux, c’est beaucoup plus facile car tout le monde comprend directement leur slam sans besoin de traduction. Ce n’est pas par hasard si les premières éditions de la coupe du monde ont été remportées par les Américains et les Canadiens »

Ando Rakotonirina

28 Mai 2014 source lexpressmada.com

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