Danse – Kilokolo rassemble ses troupes

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La danse a égayé le théâtre de verdure d’Antsahamanitra, hier, lors de la sixième édition de la plateforme Kilokolo. Joyeux, léger et charmant.

À sa sixième édition, la plateforme artistique Kilokolo s’est offert Antsaha­manitra, hier dans l’après midi. Le théâtre de verdure a été baigné dans une atmosphère joyeuse. « Nous avons eu plus de quatre cent participants cette année », se réjouit Lovatiana Rakotobe, initiatrice de cet événement, et chorégraphe professionnelle. Ça monte en puissance, et à la danseuse d’ajouter « Le slogan de cette édition c’est, la différence fait de nous ce que nous sommes, valorisons-là ». Grâce à Kilokolo, la preuve est maintenant faite, tout le monde peut danser, jusqu’aux aveugles. Les frontières se dépassent de mouvement en mouvement.
La scène a été donc ouverte. Le public joueur a vu passer les tout petits de l’Epp d’Anatihazo Isotry, d’Ampasan­dratsarahoby ou encore de Besarety, allant jusqu’à la crèche solidaire « Aina », et les écoles telles Bambi, Kala et La Printanière.
Les établissements spécialisés, Orchidées Blanches et le centre d’acceuil d’Antsara­nantsoa. Les professionnels étaient aussi de la partie. À commencer par la compagnie Aléas des possibles, Lovatiana et bien d’autres encore.

Libérateur de mouvements

Les invités internationaux ont également été présents. La compagnie Artefakt est venue de la réunion, Sangeeta de l’Inde et Acajou de Paris. Bref, un grand rassemblement venu de tous les bords.
Pour la grande joie des jeunes spectateurs, la compagnie Mpikadrila a entamé une chorégraphie simple marbrée dans un jeu théâtral. Après les « géants » de l’Aléas des possibles, Antsahamanitra s’anime. La prestation en troupe de la restitution de l’atelier avec Delphine et Saïd, ils viennent de France, a cloué le théâtre à ciel ouvert. Saïd ne voit rien. « La danse m’a amené une liberté de bouger, sur scène, dans la rue. Je fais plus attention à comment je me tiens, je relâche mes épaules. Elle m’a apporté un plus essentiel, les rencontres et la tolérance », met-il en avant. Maintenant, il danse sans rechigner avec les professionnels. Il a été accompagné par Del­phine, celle-ci est une spécialiste de la chorégraphie avec les non-voyants. Elle évoque la prestation proposée, hier.
« C’est de l’improvisation structurée. Le développement de l’écoute de soi et des autres permet d’être disponibles physiquement. Avant d’être en contact, il faut être capable de danser tout seul, pour pouvoir donner proposition avec les autres ». Le public pourra retrouver la compagnie Acajou et Lovatiana, ainsi que Sangeeta Isvaran et Céline Amato ce jour à l’Ifm Analakely à partir de 19 h. Vendredi au même lieu, la compagnie Artefakt montrera aussi ses prouesses.

Maminirina Rado

19 Juin 2014 source lexpressmada.com

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