Basy Atifikavana tout près du miracle

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Le Paprika Ankorondrano a abrité la meilleure soirée de ce week-end, vendredi soir avec « Basy atifikavana ». Radanz, Silo, Mika Kely et Rolf complètement barges.

Soirée magnifique au Paprika Ankorondrano samedi soir. Il suffisait aux spectateurs, de juger Roger Kely du groupe Iraimbilanja, Tiana Rainitelo, acolyte de Samoela, et d’autres encore. Sur scène, c’était la rencontre des meilleurs. La soirée était intitulée
« Basy atifikavana ». Une nuit réservée au jazz, avec Radanz, Rolf, Silo et Mika Kely. Pour ainsi dire, la crème des bassistes du moment. À l’aise dans tous les genres et sous tous les vents.
Cette soirée était sans conteste celle du week-end. Se trouvait à la batterie, loin de faire de la figuration, Six. Il fait partie de la nouvelle génération des batteurs de jazz malgache. Dans la programmation, du rock, du reggae, bref les grands standards de la musique étrangère. Sans oublier des reprises de Mahaleo, par exemple sur « Mofo tantely ». Dans les loges, Naday, grand guitariste devant l’Éternel, s’occupait de parfaire les instruments. Jonjon, un autre batteur de grande classe, surveillait la scène. Il ne fallait aucun pépin technique pour que cette soirée soit vraiment parfaite. Elle l’a été.

Jeu de plénitude
Dans leur jeu, les quatre musiciens se complètent, parfois se cherchent. À un moment donné, il y avait vraiment une sorte de jeu du chat et de la souris entre Rolf et Mika Kely. Au grand plaisir de la salle, bien remplie, qui ne demandait pas mieux. La symbiose musicale de ce quatuor magique, c’est déjà de l’art. Des genres de présence que l’on n’enseigne dans aucune école de musique au monde. Sur un « Redemption song » de Bob Marley, Mika Kely apaise, tandis que Rolf lâche les loups. Astral. Silo et Radanz font les transitions.
« Je suis sûr que si le propriétaire des lieux le voulait, ils pourraient jouer jusqu’à demain, même après demain. Le niveau est élevé, et les quatre ont toujours quelque chose à offrir », s’émerveille Lanto Fitahiana Anrdiantseva, un mélomane et amateur de jazz. Un « Smoke on the water» de Deep Purple a mis toute la salle en émoi, dans un silence approbateur. Dans les loges, ça va, ça vient. Rolf ne tient pas en place. Silo contrôle son effectif, Mika Kely discute musique et Radanz regarde affectueusement tout ce beau monde. Un concert à revoir.

Maminirina Rado

14 Juillet 2014 source lexpressmada.com

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