Interview – Rado Rasam’ – propriétaire du Paprika

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Le Paprika à Ankoron­drano a soufflé vendredi soir ses deux premières bougies, un âge où les sens se réveillent au monde. Bilan et perspectives du maître des lieux, Rado Rasami­manana.

Vous avez démarré en pleine crise, comment avez-vous pu survivre ?
– C’était très dur. Les huit premiers mois surtout. A cette période, Le Paprika a connu des soirées où il n’y avait que sept ou huit spectateurs. Nous sommes déjà passés par là. Mais nous nous sommes toujours dit qu’il faut continuer coûte que coûte. Pour résumer, c’était la galère durant les premiers mois. Ensuite, nous avons relevé la tête petit à petit, pour acquérir une réputation plus tard.

• Et après, vous avez réussi à réveiller des groupes endormis pour ne citer que Sdf, pourquoi ?
– La raison pour laquelle nous avons opté pour faire réapparaître des groupes réputés, mais justement endormis, c’est qu’il ne fallait pas être trop absorbé par les groupes qui jouent en ce moment. C’est pourquoi nous avons par exemple fait revivre Sdf. C’est un défi pour nous. Mais la boîte n’est pas seulement spécialisée dans le cabaret, nous recevons également des évènements familiaux ou associatifs.

Qu’est ce qu’il en est de vos futurs projets ?
– Nous comptons inviter des artistes de la région océan Indien, Île Maurice, la Réunion, les Seychelles et les Comores. Des artistes qui représentent leur identité musicale, le sega pour les Mauriciens par exemple. Pour l’instant, nous sommes en pleine négociation. Pour ce qui est des artistes locaux, Mahaleo sera sur notre scène les quatre et cinq juillet. Lalatiana viendra spécialement, le 18 juillet avec quatre musiciens, et le 19 juillet avec seulement Silo comme musicien. Nous allons aussi commencer à collaborer avec les festivals, notamment Madajazzcar.

Pouvez-vous dresser un bilan de ces deux premières années ?
– Quand nous avons débuté à Andraharo, nous étions confrontés à un manque de place. Il fallait souvent renvoyer cent clients potentiels. Il y avait donc un manque à gagner pour nous, et pour le public également. Maintenant à Ankorondrano, nous avons acquis plus d’espace, c’est deux cent cinquante personnes. Dès lors, on peut diversifier nos activités.

Propos recueillis par Maminirina Rado

30 Juin 2014 source lexpressmada.com

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