Rijasolo : « Montrer ce qui peut déranger »

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Rijasolo, photographe professionnel, a fait de Madagascar, son terrain d’images depuis quelques années. Il parle de ses récents faits d’arme ou d’image.

Quelle est votre actualité

Le livre qui vient de sortir en juin, « Akamasoa rêves d’enfants. 25 ans d’action du Père Pedro » aux éditions du Rocher, avec des textes de Pierre Lunel et mes photographies, a été préfacé par Patrick Poivre d’Arvor. Ce livre n’est pas encore disponible à Madagascar. Peut-être en octobre.

Vous êtes en ce moment impliqué dans les reportages forts. Pourquoi ?

En fait, je m’intéresse aux problématiques sociales de Madagascar. L’idée, c’est de montrer au public ce qui n’est pas connu. C’est important qu’on parle du Père Pedro, et il a toujours besoin d’argent pour sauver des vies humaines.

Vous avez aussi effectué un reportage sur les problèmes de dahalo et de zébus.

Le reportage vient de sortir chez Médiapart. C’est pour la visibilité des problèmes sociaux à Madagascar. Traiter ce genre de cas sociaux, c’est aussi montrer ce qui peut déranger.

Vous avez été l’un des premiers à aller dans le sud, lors des graves problèmes. Çà c’est passé comment ?

C’était surtout quand j’y étais en février 2013, j’ai pu aller sur les montagnes d’Andriry, là où des témoignages d’habitants et d’organisations internationales font état d’exactions. J’ai eu envie de voir la réalité de mes propres yeux.
Ensuite, j’étais tout seul avec mon guide, dans une zone rouge, sans réseau, sans point d’accès, c’était une semaine de solitude. Dans ces régions, il est facile de brûler les villages, les maisons, personne ne va vérifier. On est vraiment sur une autre planète. Le guide ne parlait pas français. Il me traduisait le parler local en parler merina. Là, j’ai vraiment senti que j’étais dans mon métier.

Maminirina Rado

29 juillet 2014 source lexpressmada.com

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