Tsimbazaza – L’Académie Malgache en vacances

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L’année académique s’est achevée hier de très belle manière à l’Académie Malgache de Tsimbazaza. Le savoir se repose un temps.

L’Académie Malgache de Tsimbazaza a clôturé son année académique hier après midi. Deux interventions, de bon ton avec ces heures hivernales, ont servi d’apothéose. Le premier était de Jean Pierre Domenichini, académicien et docteur de 3ème cycle en ethnologie, sur l’« ala volon-jaza ». Hélas, une tradition oubliée dans les grandes villes, moins dans les campagnes selon Rajaona Andriamananjara, président de l’Académie Malgache.
La seconde intervention était celle de Herintsoa Rafatro, habilité à diriger des recherches en sciences de la vie. Ce dernier intervenant a su attirer, avec humour il va sans dire, l’attention de l’auditoire sur sa communication concernant la médecine traditionnelle. Cela sous les yeux de plusieurs éminences grises, tels Raymond Ranjeva, Jeanine Rambeloson, Juliette Ratsimandrava et bien d’autres. Le premier ministre Roger Kolo était aussi présent à cette dernière séance de l’Académie Malgache.
Il a eu de bons mots qualifiant de « diversités convergentes mais non divergentes » les multiples savoirs concentrés dans cette institution.
Ce qu’il y avait d’intéressant dans l’intervention de Jean Pierre Domenichini, c’est d’avoir pu remonter à l’époque la plus lointaine concernant la coutume de l’Ala volon-jaza.

Richesse inestimable
« C’est antérieur à l’influence arabe. L’astrologie n’y joue aucun rôle. Ce sont les grands-parents qui décident de la date », indique t-il. Il fait aussi référence à l’Asie du Sud-Est sur la notion de fête du mati au final pour évoquer les trois strates de ce rituel. « Le jour où l’enfant voit pour la première fois le soleil, il devenait sujet du roi et était assuré du statut d’ancêtre », conclue t-il.
Herintsoa Rafatro, quant à lui a sorti toute un assortiment de plantes médicinales existant à Madagascar pour faire face à plusieurs maux. « Des connaissances traditionnelles, mais surtout prouvées scientifiquement », a t-il déclaré. Il en est ainsi de la grippe, pouvant être prévenue par les « ravintsara », « mandrava sarotra » ou le
« kininim-potsy ». Le plus étonnant, c’est le riz, l’un des remèdes conseillés maintenant par l’Organisation Mondiale de la Santé pour guérir la diarrhée. « Mais en cas de gravité, il faut consulter un médecin », prévient Herintsoa Rafatro.

Maminirina Rado

25 Juillet 2014 source lexpressmada.com

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