Livre - L’esclavagisme malgache sur le feu

Le-père-Urfer-a-présenté-hier-son-dernier-ouvrage-coécrit-avec-Ignace-Rakoto-basé-sur-les-analyses-de-l’esclavagisme-à-travers-l’histoire-à-Madagascar

Un nouveau livre, « Esclavage et libération de Madagascar », va sortir la semaine prochaine, aux éditions Foi et Justice. Les premières informations.

«Esclavage et libération de Madagascar », c’est le nouveau livre dirigé par Sylvain Urfer et Ignace Rakoto. Cet ouvrage va être annoncé publiquement le 27 septembre au Cite Ambatonakanga à 10 h. Aux éditions Foi et Justice, cet ouvrage se consacre au récit de l’esclavagisme malgache des temps royaux jusqu’aux phénomènes plutôt liés à la mondialisation, les migrations économiques vers les pays comme le Liban, en passant par les entreprises franches. Vers la fin, le lecteur retrouvera des chapitres, tels que : la libération par le dépassement des séquelles du passé.
On est en face d’écrits qui risquent d’apporter plus d’éclaircissement sur des périodes troubles et opaques de l’histoire du pays. Par exemple, Ignace Rakoto revient sur « L’esclavage dans le royaume de Madagascar au XIXème siècle ». Aussi, « Le christianisme face à l’esclavage » de Giulio Cipollone. Plusieurs éminents chercheurs et universitaires ont participé à « Esclavage et libération de Madagascar », pour ne citer que Célestin Razafimbelo, Lovamalala Mahefanirina Randriatavy.

Science et histoire
Le mérite de cette œuvre est d’offrir une perspective sociale pour assumer ce passé et se tourner vers l’avenir. C’est dans la troisième partie que le livre parle selon François Rajaoson de « La libération par le dépassement des séquelles du passé ». En effet, il a bien raison, le concept d’esclave s’est transformé au fil de l’histoire. Il s’est mué en forme jugée négative du développement économique et surtout du capitalisme. Saholy Rambinintsaotra poursuit dans « Pour un développement durable du secteur minier ». Entre pavé scientifique et traité idéologique, « Esclavage libération de Madagascar » se tient en 368 pages.
Le lecteur s’attendra donc à du lourd. Mais on s’étonne un peu qu’Ignace Rakoto et Sylvain Urfer ne se soient pas attardés sur la période coloniale française. Une époque où le fameux Smotig ou « Service de la Main-d’Œuvre des Travaux Publics d’Intérêt Général » a été instauré pour forcer les jeunes travailleurs à produire. Il faut se souvenir que ce système a fait des morts dus aux conditions de travail.

Maminirina Rado

20 Septembre 2014 source lexpressmada.com

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