Musique – Alalà fait son chemin

alalà

Il y a toujours ces groupes que l’on attend le moins, mais qui font le plus, Alalà en fait partie depuis des années en France. Un groupe venu en astéroïde.

C’est sur les travées du temple de la bande dessinée, à Angoulême, qu’Alalà s’est formé. Des soirées qu’on nommait « Revirevy mozikaly», des soirées à la portée des noctambules. Mandrantohery Andria­mihanta, venu pour des études dans le cinéma d’animation, est le leader de Alalà. Un groupe qui commence à se faire un nom en France, à travers quelques festivals et soirées hors diaspora engrangés par monts et par vaux.
Le groupe est éclectique. Passant des rythmes latinos au plus funk, swing et surtout le terroir du pays. ›
« Quand les filles ont entendu mes compositions, elles ont tout de suite accroché et ont commencé à chercher des deuxièmes et troisièmes voix. Cela m’a interpelé, et j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose dans leurs harmonisations », annonce le jeune monsieur. Par filles, il entend Alice Fearne qui s’occupe de la voix, et Laurie Rakotomanga, au mirco et les percussions.
C’est simple. Trois voix chaudes qui s’entremêlent au son d’une guitare au groove tranquille, un jeu nostalgique des riffs de Madagascar, porté par des percussions qui s’amusent sur des rythmes variés.

Simplification
Alalà sort maintenant des titres comme « Diavolana». Un standard du folklore malgache, directement filtré à la sauce latino. Des voix qui ne se cherchent pas. C’est direct. Sûrement, lors de quelques festivals, Alalà a fait danser quelques jolies blondes en quête de sensation. Ce n’est pas là le projet. Tant qu’il le peut, la formation chante en malgache. Où l’on retrouve aux percussions, Juan Diego Jimenez Jaramillo, à la guitare slide, Sylvain Boussiron, à la basse, Louis Plaud et Tohery Ravaloson, et enfin au tabla, Kantin Fovet. Alors, ça donne des titres comme « Mozika » , séduisant en dandy des mélodies.
Alalà tente de simplifier les paroles. Sans chercher à créer un débat à chaque sortie de sa salle. Des titres moins réjouissants sortant aussi de ce nœud d’idées, « Andro marary » vient pour démontrer que la lumière est un partage. Ode à l’astre solaire et aux cieux nuageux, là il y a comme un hic. Mais au final, ça se rapporte à une volonté de toujours aller de l’avant. C’est simple, limpide. Leur venue à Madagascar est attendue.

Maminirina Rado

03  Octobre 2014 source lexpressmada.com

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