Peinture – À la mémoire de Joseph Ramanankamonjy

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La peinture malgache est loin de révéler tous ses secrets. Quelques semaines seront réservées à la mémoire de Joseph Ramanankamonjy. Un mois d’octobre haut en couleurs.

Sur une célèbre page web de vente en ligne, une œuvre rare du peintre Joseph Ramanankamonjy s’élève à 399 dollars. Le coût de production, paraît-il d’une Playstation 4. Une autre est estimée à peu près à 600 euros. Sous côté chez les Occidentaux.
Pourtant à Madagascar, Papatovo pour les proches est l’archétype de l’art pictural malgache. « La valeur d’un tableau devrait augmenter au fur et à mesure de son âge. Pour son cas, j’estime qu’il a vendu des œuvres à moindre prix au début et est resté côté ainsi », indique Henri Ranaivoarisoa, peintre prometteur de la nouvelle génération.
Cette année, la famille et les admirateurs de Joseph Ramanankamonjy vont prouver le contraire. Ils lui dédieront plusieurs semaines de ce mois à travers des ateliers, expositions et des conférences débats. Depuis lundi, un atelier d’initiation à la peinture, portrait et paysage, se tient au Cite Ambatonakanga jusqu’au 24 octobre. Vendredi, une table ronde autour de son œuvre et la place de la peinture dans la culture malgache aura lieu à l’Académie malgache Tsimbazaza, à 9h30. Le plus attendu de cette commémoration sera l’exposition de ses peintures à l’Ikm Antsahavola, à partir de samedi. La pose de la première pierre d’une rue portant le nom de Joseph Ramanankamonjy sera aussi effectuée le 30 octobre à Anjohy, à la Haute Ville.

Famille artistique
« C’est un manque de visibilité des artistes malgaches », fait comprendre Jonny R’afa, parolier et sculpteur, sortant de l’école nationale supérieure des Beaux Arts de Paris en France. Apparem­ment, les prix des tableaux de ce maître du sanguine laissent pantois le milieu artistique local. Sûrement, des éclaircissements seront apportés lors des différents évènements proposés lors de ces jours de mémoire culturelle.
Joseph Ramanankamonjy est né au mois d’août 1898 à Ambohimalaza, et s’est éteint le 22 octobre 1984. Il était l’aimant et aimé de Marie-Jeanne Razaiarivony, Mamabola pour les proches. L’un de ses frères était un grand compositeur de standard de la musique du terroir malgache, comme
« Mivolom-batosoa », de Therack Ramamonjisoa. Une missive d’Hemerson Andrianetrazafy, historien d’art et artiste plasticien, résume tout l’univers de ce grand homme. « Témoin et acteur des transformations de la société malgache, Joseph Ramanakamonjy a œuvré pour l’émergence de la culture malgache dans des contextes sociopolitiques différents ».
Maminirina Rado

15 Octobre 2014 source lexpressmada.com

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