Voanalaroy Randrianarisoa en bonne élève

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Ça sentirait le remaniement, vu que les bilans des institutions gouvernementales se succèdent depuis quelques temps. Le ministère de la Culture a fait son exercice, hier.

Un remaniement gouvernemental imminent plane dans l’air depuis quelques jours. En tout cas, les signes avant-coureurs pullulent ici et là. La ministre de la Culture, du Patrimoine et de l’Artisanat, Voanalaroy Randrianarisoa a tenu à montrer qu’elle est la bonne élève du gouvernement, hier. Une démonstration réalisée à l’hôtel Colbert Antaninarenina. À se demander si le ministère dont elle s’occupe se trouve dans le viseur d’un éventuel changement. Mais l’occasion s’est présentée pour faire une révision des dossiers pendants de son département. Son discours s’apparente sur quelques points à un exercice de platitude. Questionnée sur l’avancée de l’affaire de la couronne de la Reine Ranavalona III volée en 2011, ses réponses font plutôt penser à un communiqué institutionnel. « Les enquêtes sont en cours, nous attendons les suites », a-t-elle lâché, après avoir rappelée au passage que la disparition a eu bien lieu avant son mandat. Les mots et le ton sont de bois. Histoire de démontrer, rien que par le geste, qu’elle maîtrise son sujet. Pour l’heure, l’objet est loin de son ministère.
La somme de 600 000 dollars octroyée par le gouvernement Japonais pour la réhabilitation du Rova de Manjakamiadana a été également mise sur table. « C’est en novembre que l’argent pourra être utilisé », avoue la ministre.

Langue de bois
Le projet et la stratégie correspondant à ce montant sont déjà prêts à être actionnés. « Cet argent servira à un atelier de restauration. Des pièces récupérées lors de l’incendie méritent d’être restaurées. Nous allons donc créer une infrastructure à Amboditsiry et former les techniciens pour ce travail. Voilà pour les
600 000 dollars », assure Lizah Ndrianalisoa, directrice du cabinet du ministère. Cette intervention du ministère de la Culture, du Patrimoine et de l’Artisanat avait de quoi rendre compte de quelle texture il est fait après plus d’un semestre d’exercice. De prime abord, la ministre n’a pas hésité a appeller les techniciens et spécialistes de tous bord pour constituer son équipe. Ensuite, elle a l’avantage d’avoir vu passer avant elle les questions épineuses. Sauf que concernant les réponses glaciales de cyborg télécommandé, parfois surfaites, elle en a beaucoup à revendre. Histoire aussi de voir l’avenir de la culture malgache.

Maminirina Rado

14 Octobre 2014 source lexpressmada.com

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