Littérature – Ayaka Sono dans nos murs

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Considérée comme une écrivaine renommée, Ayako Sono viendra à Madagascar pour lancer l’exposition « Un grain de blé ». Du Japon à Antsirabe.

L’ambassade du Japon va organiser une exposition inspirée du roman japonais « Un grain de blé », lundi à partir de 10h à l’Ifm Analakely. L’auteur du livre, l’écrivaine Ayako Sono sera présente lors du vernissage. En fait, c’est une histoire basée sur l’expérience vécue par une sœur japonaise à Antsirabe il y a plus que 50 ans. L’exposition se déroulera jusqu’au 29 novembre, et du 13 novembre au 13 décembre à la clinique Ave Maria à Antsirabe, où la sœur, l’héroïne de l’histoire, a travaillé. Ayako Sono est l’un des écrivains contemporains les plus connus et appréciés du Japon.
Auteur de fictions et d’essais, elle fait également office de référence pour ses analyses éclairées des questions sociales et morales au Japon. Mariée à Shumon Miura, lui-même écrivain de renom, elle fait partie de la «troisième génération» des écrivains japonais d’après-guerre. Elle a publié plus de 65 romans, ainsi que de nombreux essais et nouvelles, traduits en anglais, italien, allemand, espagnol, chinois et coréen.

Vie humble
La qualité de son œuvre lui a valu de nombreux prix et distinctions – dont une du Vatican.
En 1983, Ayako Sono se voit proposer par le grand journal Mainichi Shimbun d’écrire un roman se déroulant à l’Ave Maria d’Antsirabe, une maternité des Francis­caines Missionnaires de Marie, au sein de laquelle a travaillé Yoshiko Endo, une infirmière missionnaire japonaise. Sono se rend à Mada­gascar et séjourne un mois dans l’établissement, observe et participe aux activités
quotidiennes de l’hôpital.
De cette expérience naît le « Tokino-no-Tomatta Akanbou », littéralement «Le Bébé du temps arrêté ». Il se présente à la fois comme la première étude socio-économique de l’auteure dans un pays d’Afrique subsaharienne où sévissent pauvreté et malnutrition, et comme une réflexion sur le sens de la vie à la lumière du Chris­tianisme.
Si Ayako Sono participe ensuite à de nombreux projets humanitaires à travers le monde avec l’organisation JOMAS, son engagement vis-à-vis de l’hôpital Ave Maria ne se démentira pas. Aujourd’hui encore, elle soutient activement les missions annuelles d’une équipe médicale de l’Université de Showa, qui y traite les enfants atteints de fentes labio-palatines.

Maminirina Rado

08 Novembre 2014 source lexpressmada.com

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