Ifm – Sophie Bazin sur la nécessité de lire

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À chaque fois que le livre et la lecture est évoquée à Madagascar, au final un refrain revient. « L’édition et le livre », selon Sophie Bazin, professionnelle du livre, coûtent cher à Madagascar.

Elle l’a soulevé samedi matin à l’Ifm Analakely, lors du forum littéraire « Angano, angano, … paroles du Dodo Bonimenteur ». La rencontre a été animée par Pierre Audran, professeur au lycée français d’Antananarivo. Et il y avait aussi les gentils airs de Tiana Rainitelo pour mieux faire monter la mayonnaise.
Dans la salle, les places étaient occupées par des spécialistes de la lecture, quelques universitaires et des actifs dans le domaine du livre. Pour la fameuse raison que c’est une des meilleures spécialistes du livre, pour enfant surtout, présente à Madagascar qui se trouve au micro. De plus, elle n’est autre que la femme de Johary Ravaloson, écrivain malgache dont les écrits traversent depuis longtemps nos frontières. Dès lors, l’édition à travers la collection « Dodo bonimenteur » des éditions Dodo Vole a été mis en pivot pour évoquer la situation de la lecture à Madagascar.
Sophie Bazin a ainsi mis en évidence que les Malgaches éprouvent toutes les difficultés à avoir accès aux livres. Rares sont les gens à Madagascar qui peuvent se targuer d’être des lecteurs assidus. Une situation déséquilibrée, au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la capitale. À la fin de la conférence, l’auditoire sentait que des efforts restaient encore à effectuer. D’énormes efforts, vu les perspectives et les défis lâchés par la conférencière. Plusieurs éditions de ce forum seront nécessaires pour trouver les premières pistes.
Passionnée par l’univers du livre jeunesse, Sophie Bazin alias Mary-des-ailes a développé depuis quelques années, parallèlement à son activité de plasticienne et de photographe, un travail d’illustration notamment en papiers collés, ainsi que la création de petits films d’animation réalisés en atelier avec des enfants. Son engagement associatif au sein d’Arius et Mary Batiskaf se traduit aujourd’hui par la responsabilité éditoriale de la petite maison Dodo vole, qui se donne pour ambition de mettre l’art dans les toutes petites mains.

Maminirina Rado

12 Janvier 2015 source lexpressmada.com

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