Forest Jam Band éduque les artistes

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Une tournée en onze dates depuis le mois de mars à Madagascar, voilà l’aboutissement d’un long périple musical. Forest Jam Band sous l’initiative du producteur suisse Robert Trunz est un pur cocktail, un panaché acoustique.

Si la musique adoucit les mœurs, elle traverse aussi les frontières. Madagascar, Suisse, Afrique du Sud, Sénégal… Forest Jam Band mêle savamment les accords de différents horizons, pour un projet éducatif. L’histoire commence à Melchtal en Suisse en 2011. Des rencontres de jeunes musiciens et des collaborations avec de grands artistes nait une plateforme d’échanges artistiques : « AFRICAN STRINGS & SKINS-Collaboration multiculturelle et enseignement musical. ». Des étudiants suisses se façonnent au contact des virtuoses et des artistes locaux de Madagascar, d’Allemagne, de l’Afrique du Sud, du Sénégal.
L’édition 2015 est sous l’égide de Zamba Andrianari­manana ( Madagascar) et Madala Kunene ( Afrique du Sud) et les apprentis « issus des secteurs musical, de l’art visuel, du multimédia et des étudiants du domaine de la science environnementale. » Un groupe disparate mais harmonieux où la collaboration compose une symbiose des divers rythmes. Les suisses Matthias Abächerli (violon et basse), Carlo Menet (guitare éléctrique), Fabio Meier (Batterie & Percussion), Naima Gürth (saxophone), le sénégalais Tarang Cissokho, les malgaches Sa-roy acapella trio… partagent et expérimentent des sonorités qui se placent parfaitement entre le décalage des origines. Les airs sentent bon « la culture du remixage de World Music». Des fragments de répertoire qui se condensent en une partition authentique.
Gardiens de la musique
Forest Jam Band a conquis et continue de charmer le public de la capitale. Elle poursuivra sa tournée à Antsiranana pour le 14 avril. Les arrangements contemporains compilés aux traditionnels présagent un champ de recherches. En tant que plateforme, elle est l’expression d’un esprit artistique singulier. La formation compte accueillir de nouveaux étudiants. Une façon de contribuer à la préservation d’un patrimoine musical et de remettre en cause le regard que l’on porte à la notion de « musique »assigné à un rôle éducatif. Une perspective prometteuse à l’apport de la musique dans le développement des jeunes artistes ou des jeunes et des artistes et une opportunité de déployer les possibilités artistiques et humaines infinies. Bref une initiative de passeurs d’un nouveau genre musical, doublés de promoteurs d’un art pour l’éducation.

Dina Nomena Andriarimanjaka

04 Avril 2015 source lexpressmada.com

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