Festival – Le septième art nippon captive le public

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La deuxième édition du Festival du Film japonais a ouvert ses portes samedi à l’Institut français de Madagascar, sous le haut patronage de plusieurs éminentes personnalités.

Le cinéma japonais est l’un des plus florissants et des plus adulés outre mer. Le septième art occupe effectivement une place à part dans la culture nippone et le cinéma international, que ce soit à travers ses genres bien spécifiques et inédits qui ont forgé sa réputation, ou l’impact qu’il a eu sur toute une génération de cinéphiles. Le public malgache est un fervent passionné de cinéma. Même si qualitativement le septième art national est bien loin de celui du Japon, on compte un grand nombre de cinéphiles adeptes de films japonais à Madagascar.
C’est ainsi que l’ambassade du Japon, en coopération avec l’Institut français de Madagascar, a convié le public autour de la « Rencontre autour du cinéma japonais » samedi dernier, dans le cadre du festival du film japonais. La salle de projection a été comble, autant par des passionnés de cinéma japonais que par des cinéphiles et cinéastes curieux de rencontrer et d’échanger avec l’hôte de la soirée, l’illustre critique cinéma de renommée internationale Inuhiko Yomota. La soirée a débuté par une rencontre préalable entre les prestigieux invités de cette première séance de projection sur la terrasse de l’IFM, où l’ambassadeur du Japon Ryuhei Hosoya a convié un bon nombre de personnalités pour discuter du cinéma japonais évidemment, mais surtout de l’avenir du septième art en général dans la Grande île.

Gage de qualité
À l’instar de la ministre de la Culture et de l’Artisanat Brigitte Rasamoelina. Ryuhei Hosoya affirme « partout dans le monde et pas qu’au Japon, le cinéma occupe une très grande place quant à la valorisation de la culture d’un pays. Le modèle japonais est certes à considérer, mais ce qui importe surtout, c’est que chacun valorise surtout son cinéma et les valeurs de sa culture. Le cinéma japonais est ainsi désormais une référence, car on a tout simplement su inculquer au fil des générations cette passion pour le septième art ».
Plusieurs genres cinématographiques garnissent le cinéma japonais, allant des classiques films de samouraï ou « Chambara eiga », en passant par les films d’épouvantes ou « Kaidan », aux films d’animations ou
« Anime» japonais. C’est justement, l’un des plus mythiques d’entre eux que le public de l’IFM a pu redécouvrir sous sa version originale, « Le château dans le ciel » réalisé par le légendaire Hayao Miyazaki, et produit par le Studio Ghibli en 1986.
C’est à travers ce film d’animation poétique et transcendant que le public a été convié à discuter avec Inuhiko Yomota de l’historique du cinéma japonais en général, et de son impact sur le monde du septième art. « La grande force du cinéma japonais, c’est qu’il retranscrit avec brio la diversité, la pluralité et la beauté de la société japonaise à travers ses films. Il a su s’imposer et évoluer constamment de l’après guerre à aujourd’hui, et prône ce savoir-faire qui lui est inédit avec ses cinéastes. En tant que passionné de cinéma moi-même, je suis heureux de participer à ce festival », raconte Inuhiko Yomota. Les prochains rendez-vous se tiennent aujourd’hui à l’ambassade du Japon à Ivandry, demain à l’Université d’Antananarivo de 14h à 17h, avec un colloque avec Inuhiko Yomota et de retour à l’IFM le 10 juin.

Andry Patrick Rakotondrazaka
08 Juin 2015 source lexpressmada.com

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