Commémoration – Devoir de mémoire pour le « Rova »

Manjakamiadana-2

Le Rova a été incendié le 6 novembre 1995. Vingt ans plus tard, il est temps de faire une rétrospective sur ce qui a été fait depuis.

Vingt ans déjà, deux décennies que la tragédie du Rova a eu lieu. D’ici quelques jours, beaucoup se remémoreront ce traumatisme national en tournant les yeux vers les collines de la haute ville. Un événement qui a eu pour effet un éveil de la conscience sur l’importance du patrimoine sans égal sur le moment. C’était en 1995, beaucoup se souviendront des semaines et des mois qui ont suivi cette triste histoire. Un élan patriotique sans égal a animé tout le peuple malgache. Des questions qui restent sans réponse jusqu’à présent ont été posées.
Comment et pourquoi avoir incendié un tel monument Le mal est fait et depuis, beaucoup d’associations, personnalités, et autres institutions ont tant bien que mal essayé d’apporter leurs contributions quant à la restauration de ce patrimoine. Pour cette vingtième commémoration, l’on notera surtout deux évènements majeurs en hommage à ce triste anniversaire. Si le ministère de la Culture prévoit deux journées commémoratives le 05 et le 06 novembre, il est aussi le parrain de l’évènement « Sahoby Manjaka­miadana » ainsi que « Fahiny, omaly, ankehitriny ny Rova ». Respectivement initié par l’association Mamelomaso et le peintre Roland Albert Ratovon­drahona.
Le premier événement, celui du Mamelomaso se déroulera du 05 novembre au 08 novembre. Durant ces quatre jours, l’association prévoit une programmation riche en histoire et en échanges. Ainsi, une rencontre sur le patrimoine intitulé « Nos jeunes et le patrimoine : transmission et implication » sera effectuée à l’IKM Antsahavola. La soirée commémorative « Tsiaro mpanjaka rohihasina » se déroulera au jardin d’Andohalo, où plusieurs chorales interprèteront les chants qui se jouaient autrefois dans le palais. Un programme qui saura nous ramener aux époques glorieuses de la monarchie.
De son côté, le peintre Roland Ratovondrahona exposera les œuvres de sa vie à la bibliothèque nationale. Des représentations picturales du palais de Manjakamiadana sous toutes ses coutures. Au total, près d’une trentaine de tableaux du Rova d’autrefois, d’hier et d’aujourd’hui.

Patrimoine à l’abandon
Les principales raisons qui poussent ces patriotes à marquer d’une pierre blanche cet anniversaire, s’expliquent surtout par le sentiment d’une obligation d’un devoir de mémoire à transmettre à la nouvelle génération. Celle qui n’a pu voir le « Rova » dans toute sa splendeur. L’idée est de mettre en place des structures fiable et pérennes, en vue d’une sensibilisation et d’une sauvegarde par rapport à tout patrimoine culturel existant dans le pays. Le principal but étant qu’aucun incendie ou autre tragédie ne se reproduise plus jamais.
Des objectifs plus que louables, malgré une faible contribution des institutions concernées. « Un tel événement se doit d’être honoré à sa juste valeur et ne devrait pas passer inaperçu, en raison de difficultés pécuniaires de la part des autorités responsables », selon une source proche de ces autorités.

Harilalaina Rakotobe

03 Novembre 2015 source lexpressmada.com

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